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Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Jeudi c’est WiFi! (ou presque…)

L’Espace Vie Étudiante

L’Espace Vie Étudiante est un bâtiment où se trouvent des salles temporaires pour les associations, une superbe salle polyvalente (on reviendra sur cette salle dans un autre article), un espace de travail partagé, un espace prévention, les assistantes sociales, un baby-foot ! En bref un espace essentiel et apprécié du campus par les étudiant·e·s ou de nombreux évènements et activités ont lieu !

Enquête sur le WiFi absent…

Depuis décembre 2017, on a mené notre petite enquête or il se trouve qu’il n’y a aucune borne WiFi dans l’Espace de la Vie Étudiante depuis l’ouverture de cet espace en 2015. De plus les murs du bâtiment sont en métal… Il en résulte qu’on ne capte pas le WiFi des bornes des tours voisines, ni la 4G dans le bâtiment. Au rez-de-chaussé plus on avance vers le fond du bâtiment moins on capte les bornes extérieures et au sous-sol c’est carrément une zone blanche!

Édition suite à un retour d’un lecteur: C’est un comble, car la majorité du campus site Pierre et Marie Curie est doté d’une couverture en réseau WiFi très appréciable!

Prise de contact administrative

Gêné·e·s par l’absence de WiFi dans ce bâtiment nous avons contacté les responsables administratifs de la maison de la vie étudiante qui nous ont dit que leurs signalements à ce sujet restaient lettre morte depuis le début.

Nous avons donc contacté le 20 février la Direction des Services Informatiques (DSI) en charge des chantiers et de l’infrastructure, on nous répond qu’il faut faire partie du personnel pour remplir un ticket d’incident sur la plateforme de signalement d’incident et on nous invite donc à signaler le problème aux responsables administratif de l’Espace de la Vie Étudiante. Retour à la case départ…

Insatisfaits de cette réponse, nous décidons alors de ne pas laisser cela en l’état et le 22 février nous écrivons au nom du syndicat au Directeur de la Direction de l’Aide au Pilotage et de la Transformation Numérique (DAPTN), au Vice-Président délégué à la Vie Étudiante D.Izidore et mettons en copie les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante.

En aparté lors d’un rendez-vous nous avons interrogé le Vice-président délégué à la Vie Étudiante, il nous informe qu’il se penchera dans les deux semaines sur le problème et nous recontactera…

Le silence administratif

Face à ce silence d’au moins deux semaines nous avons décidé de commencer à communiquer sur le sujet au travers de tweets (en annexe), d’une campagne de collage ainsi qu’en disposant des flyers dans l’Espace de la Vie Étudiante. Nous trouvons important de rendre public ce silence administratif sur un moyen matériel du campus, qui ne nous semble pas si problématique à fournir dans une université capable de satisfaire le jury de l’Initiative D’EXcellence (IDEX) !

Parallèlement, nous écrivons une relance le 5 mars au même destinataires que le courriel du 22 février mais ajoutons le Vice-Président Numérique J-M.Chesneaux.

Première réponse : Espoir?

Et le 7 mars, bonne nouvelle! Enfin une réponse de la part de l’administration:

Bonjour,
Je vous réponds tardivement et m’en excuse. Je prends bonne note de ces informations qui m’ont été confirmées par les services de la DSI.

Je vous confirme que nous allons mener une étude de couverture des locaux indiqués afin de chiffrer les besoins en câblage et bornes pour améliorer la qualité du réseau sans fil.

Je ne manquerai pas de revenir vers vous dès que j’aurai des éléments.

Bien cordialement,

Le Directeur de Direction de l’aide au pilotage et de la transformation numérique (DAPTN)

Nous saluons cette réponse et apprécions sa transparence, nous espérons que suivront les travaux nécessaires à la couverture WiFi de l’Espace Vie Étudiante.

Par ailleurs nous tenons à remercier la Direction des Services Informatiques et les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante qui ont pris le temps de nous répondre très rapidement à nos interrogations.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement de ce sujet c’est promis. 😉

Et demain?

En attendant la suite une affiche pour vous informer devant l’EVE.

Dans un futur plus lointain nous aimerions qu’il soit moins fastidieux pour les usagers et personnels de reporter des dysfonctionnements dans notre université. Tout étudiant·e ou personnel devrait pouvoir contribuer à l’amélioration des conditions d’études et d’accueil de l’université sans vivre un parcours du combattant tel que celui-là!

 

Par exemple l’ouverture et la formation à l’utilisation d’un système de report d’incidents tel que la « hotline de Sorbonne Université », plus général et ouvert aux étudiant·e·s pourrait être un début.

Et si vous vouliez vous aussi faire comme nous?

Si vous aussi, étudiant·e·s ou personnels du campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, souhaitez reprendre notre démarche pour signaler un souci à un service, faire avancer un dossier ou bien questionner les élus et vices-présidents comme nous l’avons fait, sachez que votre meilleur outil est l’annuaire de l’ex UPMC. La recherche par service est très pratique! 🙂

L’Espace Numérique de Travail (ENT) est une ressource précieuse, aussi si vous avez besoin d’un texte, statuts ou autre document de l’université (comme le document du budget) nous reviendrons dessus prochainement. 😉

Annexes

Les tweets en question:

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Édition du 21 janvier 2018: Ajout des attendus en 2017 à titre indicatif.

Le saviez-vous ? D’après le gouvernement, une loi n’a pas besoin d’être votée pour être appliquée. En effet, alors que le projet de loi «relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants» (c’est son nom officiel) n’a pas encore été adopté¹, le gouvernement fait pression sur les différents protagonistes de l’enseignement pour préparer et appliquer sa réforme.

Localement, dans les universités, ça se traduit par l’injonction à faire remonter les capacités d’accueil de chaque formation, leurs «attendus» (publics, affichés sur Parcoursup), et leurs «critères d’appréciation» des candidatures (interne à chaque établissement). En théorie, tout cela doit être validé par la CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) de chaque établissement. Avant cela, c’est aux différentes composantes qui gèrent les formations (facultés, UFR [Unité de Formation et de Recherche], départements, etc.) de les établir.

Nous avons pu nous procurer les documents transmis au conseil de la faculté des sciences de Sorbonne Université à ce sujet, et vous proposons de les consulter ci-dessous :

Source 2017 : A titre indicatif les capacités d’accueils en 2017 à l’UPMC.

Pour ce qui est des capacités d’accueil, elles sont équivalentes aux années précédentes, pas de surprise.

Quant aux attendus, on pourra s’étonner de voir figurer la «pensée critique», la «capacité au débat» ou la «curiosité du monde universitaire», difficilement évaluables, ou encore la capacité à «se documenter, mener une bibliographie», compétence censée être développée en licence, et pas avant !

Les critères d’appréciation des candidatures ne sont pas franchement surprenants non plus, mis à part la prise en compte des notes de français et d’anglais qui pourront étonner. On regrettera tout de même qu’au final, les candidatures soient effectivement jugées sur des critères chiffrés (les notes), donc probablement de façon assez mécanique, et en privilégiant certain·e·s lycéen·ne·s. <ironie>Mais pas de panique, c’est toujours pas de la sélection !</ironie>

Nous ne nous faisons pas d’illusions : à Sorbonne Université, contrairement à d’autres universités, et encore plus au sein de la faculté de sciences, ces documents seront adoptés sans trop de résistance. Toutefois, nous continuerons à nous opposer à cette réforme que nous jugeons inacceptable, néfaste autant pour les lycéen·ne·s que pour les étudiant·e·s et les professeur·e·s.

¹: Dans le détail : il a été adopté par l’Assemblée Nationale; il doit maintenant être lu et (éventuellement) amendé par le sénat, puis passer par une commission mixte paritaire (composée de membres des deux assemblées) pour être définitivement adopté. Pour entrer en application, la loi doit enfin être promulguée au journal officiel. En clair : on n’y est pas encore !