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Journée carte blanche aux associations #2

Journée carte blanche aux associations #2

Le jeudi 12 avril, nous avons participé à la journée carte blanche aux associations #2, à l’Espace Vie Étudiante (patio 24-25) du campus Pierre et Marie Curie (Jussieu).

Nous avons fait rétrospective composée d’affiches et photographies de mai 1968 et des luttes et mobilisations sociales d’aujourd’hui. A ce titre nous avons aussi tenu une table pour informer sur notre syndicat et nos actions sur le campus.

Merci à toutes les personnes qui ont participé à la journée carte blanche aux associations #2! A très bientôt sur le campus, ou dans la rue! 😉

Voici quelques photographies des panneaux disposées sur la journée à l’entrée de l’Espace Vie Étudiante.

 

Enjeux des luttes d’hier et d’aujourd’hui

L’enjeu des luttes sociales ou «mouvements sociaux» est l’acquisition de «droits sociaux», de libertés «émancipatrices» comme «travailler moins», «avoir une couverture sociale», bref ne pas être astreint à juste «consommer», «travailler», «dormir». Elles passent souvent par des enjeux de réappropriation de notre vie, notre travail, nos espaces. Bref sortir de logiques définissables «aliénantes» au sens ou elles nous privent de notre «capacité à nous déterminer», le mot est fort mais il a son sens.

L’enjeu principal de ces mobilisations est l’acquisition de droits par celles et ceux qui en «manquent» face à celles et ceux qui ont «tout». Ces mots vu souvent comme «folkloriques», ne le sont pas tant que ça face au discours utilisé constamment face à chaque mouvement; nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article d’ACRIMED à ce sujet qui recense les termes utilisés par les médias et les élus, et autres «dominants» qui sont souvent discréditant.

Ces mouvements d’hier et d’aujourd’hui font écho aux évènements actuels dans nos universités, nos gares, nos hôpitaux, nos centres d’imposition (oui oui!), nos tribunaux, la fonction publique en général et à la «zone à défendre» de Notre Dames des Landes. La somme des mouvements d’aujourd’hui s’inscrit dans celles des mouvements passés proclamant un «ASSEZ» dans un premier temps puis visant à demander ensuite de nouveaux droits face à celles et ceux qui ont tout et qui veulent nous priver du peu que nous partageons (les services publiques).

Diverses sources sur Mai 1968 et autres mouvements

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection + Débat + Buffet

Le 11 avril à 18:00 en Amphi 55B au Campus Jussieu de Sorbonne Université aura lieu la projection de «Merci Patron !», un film documentaire satirique français sorti en 2016 et réalisé par François Ruffin, fondateur et rédacteur du journal Fakir. Elle est ouverte aux étudiant·e·s et personnels de Sorbonne Université.

Il s’agit du second évènement du mois d’avril pour l’association UPMCiné. La projection sera suivie d’un débat avec l’équipe de Fakir-presse, le syndicat Solidaires Étudiant-e-s (nous) et surtout le public (vous) ! Enfin, un buffet sera servi.

Page Facebook de l’évènement: https://www.facebook.com/events/1657991390947863/

 

Les co-organisateurs:

UPMCiné

L’association UPMCiné est un ciné-club présent sur le Campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université (Jussieu). Ils projettent des films une a deux fois par mois, souvent suivis d’une discussion. L’adhésion à l’association est maintenant gratuite !

Fakir

(Extrait de Wikipédia)

Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé de gauche radicale. Il est créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Selon deux formules consacrées présentes au début de chacun de ses numéros, le journal se présente comme n’étant lié à « aucun parti politique, aucun syndicat, aucune institution » et comme « largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il connaît une diffusion nationale depuis le

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu

Syndicat étudiant présent sur Jussieu depuis septembre 2015, pour plus de détails voir notre page de présentation.

 

Pour se rendre en amphi 55A depuis le métro Jussieu

 

Bande-annonce de «Merci Patron !»

 

Attentions Spoiler: Synopsis et détails

(Extrait de Allociné.fr)

Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Note: Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée le mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est, elle a été annoncée postérieurement à l’Assemblée Générale elle n’a donc pas de mandat de l’assemblée, mais on la note à titre informatif.

Voici l’agenda des réunions, actions, luttes et autres propositions discutées et actées par l’assemblée générale du jeudi 29 avril 2018.

Par ordre chronologique:

  • Réunion du comité de mobilisation, vendredi midi 30 mars, tour 66-65 au 5ᵉ
  • Table mardi 3 avril avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8
  • (pas de décision d’AG) Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est
  • Manif mardi 3 de 17h à 20h place d’Italie en soutien aux services publics
  • Pique-nique mercredi 4 midi
  • Assemblée générale jeudi 5 midi
  • Table vendredi 6 midi, avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8

Pour l’organisation des « tables » en général la préparation commence en couloir 66-65 5ᵉ, vers 11:30 ou 12:00 pour 12:45.

Tout personnels ou étudiant·e·s (usager·e·s) de l’université sont les bienvenu·e·s en assemblée générale, comité de mobilisation et en générale à toute action de mobilisation.

Note: Nous relayons les informations et promouvons l’autogestion de la mobilisation, mais Solidaires étudiant·e·s n’est pas l’organisation « chapeautant » la mobilisation sur Jussieu; elle se fait avant tout au travers des personnes faisant partie ou non « d’organisations » de l’université désirant se mobiliser contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiant·e·s » et plus généralement participer à la mobilisation nationale.

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Jeudi c’est WiFi! (ou presque…)

L’Espace Vie Étudiante

L’Espace Vie Étudiante est un bâtiment où se trouvent des salles temporaires pour les associations, une superbe salle polyvalente (on reviendra sur cette salle dans un autre article), un espace de travail partagé, un espace prévention, les assistantes sociales, un baby-foot ! En bref un espace essentiel et apprécié du campus par les étudiant·e·s ou de nombreux évènements et activités ont lieu !

Enquête sur le WiFi absent…

Depuis décembre 2017, on a mené notre petite enquête or il se trouve qu’il n’y a aucune borne WiFi dans l’Espace de la Vie Étudiante depuis l’ouverture de cet espace en 2015. De plus les murs du bâtiment sont en métal… Il en résulte qu’on ne capte pas le WiFi des bornes des tours voisines, ni la 4G dans le bâtiment. Au rez-de-chaussé plus on avance vers le fond du bâtiment moins on capte les bornes extérieures et au sous-sol c’est carrément une zone blanche!

Édition suite à un retour d’un lecteur: C’est un comble, car la majorité du campus site Pierre et Marie Curie est doté d’une couverture en réseau WiFi très appréciable!

Prise de contact administrative

Gêné·e·s par l’absence de WiFi dans ce bâtiment nous avons contacté les responsables administratifs de la maison de la vie étudiante qui nous ont dit que leurs signalements à ce sujet restaient lettre morte depuis le début.

Nous avons donc contacté le 20 février la Direction des Services Informatiques (DSI) en charge des chantiers et de l’infrastructure, on nous répond qu’il faut faire partie du personnel pour remplir un ticket d’incident sur la plateforme de signalement d’incident et on nous invite donc à signaler le problème aux responsables administratif de l’Espace de la Vie Étudiante. Retour à la case départ…

Insatisfaits de cette réponse, nous décidons alors de ne pas laisser cela en l’état et le 22 février nous écrivons au nom du syndicat au Directeur de la Direction de l’Aide au Pilotage et de la Transformation Numérique (DAPTN), au Vice-Président délégué à la Vie Étudiante D.Izidore et mettons en copie les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante.

En aparté lors d’un rendez-vous nous avons interrogé le Vice-président délégué à la Vie Étudiante, il nous informe qu’il se penchera dans les deux semaines sur le problème et nous recontactera…

Le silence administratif

Face à ce silence d’au moins deux semaines nous avons décidé de commencer à communiquer sur le sujet au travers de tweets (en annexe), d’une campagne de collage ainsi qu’en disposant des flyers dans l’Espace de la Vie Étudiante. Nous trouvons important de rendre public ce silence administratif sur un moyen matériel du campus, qui ne nous semble pas si problématique à fournir dans une université capable de satisfaire le jury de l’Initiative D’EXcellence (IDEX) !

Parallèlement, nous écrivons une relance le 5 mars au même destinataires que le courriel du 22 février mais ajoutons le Vice-Président Numérique J-M.Chesneaux.

Première réponse : Espoir?

Et le 7 mars, bonne nouvelle! Enfin une réponse de la part de l’administration:

Bonjour,
Je vous réponds tardivement et m’en excuse. Je prends bonne note de ces informations qui m’ont été confirmées par les services de la DSI.

Je vous confirme que nous allons mener une étude de couverture des locaux indiqués afin de chiffrer les besoins en câblage et bornes pour améliorer la qualité du réseau sans fil.

Je ne manquerai pas de revenir vers vous dès que j’aurai des éléments.

Bien cordialement,

Le Directeur de Direction de l’aide au pilotage et de la transformation numérique (DAPTN)

Nous saluons cette réponse et apprécions sa transparence, nous espérons que suivront les travaux nécessaires à la couverture WiFi de l’Espace Vie Étudiante.

Par ailleurs nous tenons à remercier la Direction des Services Informatiques et les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante qui ont pris le temps de nous répondre très rapidement à nos interrogations.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement de ce sujet c’est promis. 😉

Et demain?

En attendant la suite une affiche pour vous informer devant l’EVE.

Dans un futur plus lointain nous aimerions qu’il soit moins fastidieux pour les usagers et personnels de reporter des dysfonctionnements dans notre université. Tout étudiant·e ou personnel devrait pouvoir contribuer à l’amélioration des conditions d’études et d’accueil de l’université sans vivre un parcours du combattant tel que celui-là!

 

Par exemple l’ouverture et la formation à l’utilisation d’un système de report d’incidents tel que la « hotline de Sorbonne Université », plus général et ouvert aux étudiant·e·s pourrait être un début.

Et si vous vouliez vous aussi faire comme nous?

Si vous aussi, étudiant·e·s ou personnels du campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, souhaitez reprendre notre démarche pour signaler un souci à un service, faire avancer un dossier ou bien questionner les élus et vices-présidents comme nous l’avons fait, sachez que votre meilleur outil est l’annuaire de l’ex UPMC. La recherche par service est très pratique! 🙂

L’Espace Numérique de Travail (ENT) est une ressource précieuse, aussi si vous avez besoin d’un texte, statuts ou autre document de l’université (comme le document du budget) nous reviendrons dessus prochainement. 😉

Annexes

Les tweets en question:

Semaine du féminisme à Sorbonne université

Semaine du féminisme à Sorbonne université

Du lundi 5 au 16 mars, à l’occasion de la « Journée de lutte pour les droits des femmes » qui a lieu chaque année le 8 mars, plusieurs associations de l’université s’unissent pour faire vivre la semaine du féminisme à Sorbonne Université pour que la lutte dure plus qu’une journée!

Le programme campus par campus ci dessous!

Rassemblement et manifestation du 8 mars

À partir de 15:40 rendez-vous place de la République, puis départ 17:30 vers Opéra.
Liens demosphere de la manifestation et du rassemblement: https://paris.demosphere.eu/rv/59696

Faculté des sciences et ingénierie

Campus Pierre et Marie Curie (Jussieu)

Note: dire que c’était la seule université française avant la fusion avec un nom de femme dedans… 🙁

Pour les événements au campus Pierre et Marie Curie il faut remercier: La Baffe, Solidaires Etudiant-e-s Jussieu, CurieOsity, et le Collectif Féministe de Paris 6 (récemment créé).

La conférence: «La Place Des Femmes Dans Les Métiers Et Études Scientifiques»

Où : amphi Durand sur le campus Pierre et Marie Curie (Jussieu)
Quand : début 18h mercredi 7 mars 2018
Inscriptions: https://www.facebook.com/events/1920018464683907

L’objet de la conférence est d’échanger autour de vécus communs à travers des témoignages de parcours, engager une réflexion collective sur les inégalités dans les sciences, leurs origines et comment les remédier, et montrer des modèles féminins de réussite dans les domaines scientifiques.

Nous allons compter avec les interventions de :

  • Arnaud Pierrel : sociologue, co-auteur de l’étude «Filles + Sciences = une equation insoluble ?» sur les filles dans les prépas scientifiques
  • Michela Petrini, physicienne, enseignante à la faculté des sciences et ingénierie de Sorbonne Université (ex UPMC), qui a participé au pilotage et à la création d’un réseau de physiciennes en théorie des cordes
  • Clémence Epitalon, coordinatrice en France du programme européen GENERA (Gender Equality Network in European Research Area)
  • France Rose, doctorante en biologie
  • Anouck Barberousse, philosophe des sciences et l’Association Femmes et Sciences

 

L’exposition «40 Femmes Scientifiques Remarquables»

Où : Rez-de-chaussé de l’Atrium campus Pierre et Marie Curie
Quand : Du 6 au 16 mars 2018

Une exposition de 40 portraits de femmes scientifique à l’atrium car les femmes sont les grandes oubliées des sciences. Portait de l’association «Femmes et Sciences».
Fascicule de l’exposition disponible ici.

À la faculté de Lettres

Campus Sorbonne

Women of the world unite !

Où : Amphithéâtre Descartes – 1 rue Victor Cousin, campus Sorbonne
Quand : Mardi 6 mars de 19:00 à 21:30
Inscriptions obligatoire: https://www.eventbrite.fr/o/collectif-baffe-15738070690

n Si vous n’êtes pas membre de Sorbonne Université (ex Paris IV, Paris 6) ou de Paris 1, il vous sera demandé une pièce d’identité à l’entrée.

A l’occasion de cette semaine autour de l’égalité de genre différentes associations et organisations de Sorbonne Université, vous proposent une conférence sur les luttes et les victoires féministes à l’international.

Nous accueillerons à cette occasion :

  • Le Mouvement de la Paix qui interviendra sur la question de l’utilisation des violences faites aux femmes comme arme de guerre et les femmes premières victimes de conflits dans le monde.
  • Jules Falquet qui viendra nous parler des luttes contre les violences féminicides et les violences faites aux femmes en Amérique latine à partir de la présentation de son dernier ouvrage Pax Néoliberalia.
  • Fatiha Aggoune qui interviendra sur les luttes féministes en France ainsi que les batailles qu’il reste à mener, tout en évoquant les derniers événements qui ont participé à visibiliser les violences subies par les femmes au quotidien.
  • L’Union des Étudiants Kurdes de France qui interviendra sur la situation et les luttes des femmes au Kurdistan.

Étudiant·e·s de Sorbonne Université et d’ailleurs, enseignant·e·s, personnel administratif… vous êtes tou·te·s invité·e·s à nous rejoindre !

Événement co-organisé par AGEPS Paris IV, La BAFFE, Collectif Doctoral de Paris-Sorbonne, Solidaires étudiant·e·s Sorbonnes Université Lettres, Sud Éducation de Sorbonne Université, UEC Paris 4.

Epinglé-e-s 2018

Où : Amphi Chasles en Sorbonne.
Quand : de 9:30 à 17:00 le 10 mars 2018
Inscriptions : https://framaforms.org/inscription-epingle-e-s-2018-1516816251

Journée jeunes chercheur.e.s sur le thème du sexisme dans la recherche, dans le cadre de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Organisé par le Collectif doctoral de Paris Sorbonne en collaboration avec la BAFFE.

Pour plus d’information c’est sur le site du collectif doctoral.

Campus Clignancourt

Fais pas genre ! – tables rondes

Où : Centre Clignancourt – Salle à confirmé
Quand : le 7 mars 2018 de 14:00 à 18:00
Inscription obligatoire: https://goo.gl/forms/TxX7ifRVVDrdgb4N2

Le nombre de places limité! L’événement est réservé aux étudiant·e·s et personnel de Sorbonne Université.

L’évènement consistera en un après-midi de réflexion décliné en trois tables rondes :

  • Santé sexuelle et sexualité féministe, modérée par deux membres de l’association Gynandco
  • Regards quotidiens sur les discriminations liées au genre, modérée par une militante du syndicat Solidaires Étudiant·e·s et par un militant trans de l’université Rennes 2
  • Réécritures féministes, modération à confirmer

Événement co-organisé par AGEPS Paris IV, La BAFFE,  Solidaires étudiant·e·s Sorbonnes Université Lettres, UEC Paris 4.

Exposition «Femmes ambassadrices de paix»

Du 5 au 9 mars dans le hall du campus Clignancourt, puis 12 au 16 au campus Malesherbes.
Portraits prêté par le «Mouvement pour la Paix».

Pour témoigner de violences sexistes et/ou sexuelles à Sorbonne Université, c’est ici (et anonyme) : https://goo.gl/forms/ucTKsssskHZ2py0s2

Communiqué relatif à l’occupation d’un bâtiment par les exilé-e-s

Communiqué relatif à l’occupation d’un bâtiment par les exilé-e-s

Édition du dimanche 4 mars 2018: Un rassemblement est prévu en bas de la tour Zamansky à partir de 14:00 le mercredi 7 mars 2018, pour exprimer le mécontentement et l’indignation à propos du comportement de la présidence face à la gestion de cet évènement.

Ce mercredi 28 février 2018, une occupation d’un bâtiment sur le campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université par les exilé·e·s a eu lieu de 11:00 jusqu’à 16:30.

Ce bâtiment préfabriqué situé sous le bâtiment A à côté du restaurant universitaire était inutilisé mais chauffé et pourvu en électricité, en eau courante et en sanitaires.

Une délégation composée d’étudiant·e·s, exilé·e·s, de représentants de la présidence et de représentants syndicaux du personnel a été reçue à 14:00 environ par la présidence de l’université pour décider de la suite des évènements. Cependant, parallèlement à cette discussion un contrôle des cartes à l’entrée a été décidé, puis le campus a été fermé administrativement, aucun·e étudiant·e·s et personnels ne pouvaient plus entrer, ni sortir de l’université jusqu’à 16:30.

À partir de 16:30 les sorties étaient à nouveau possibles, cependant toujours impossible de rentrer!
Les entrées ont été à nouveau autorisées à partir de 18:00 environ seulement! De plus, aucune information n’a été transmise aux étudiant·e·s comme aux personnels sur cette fermeture administrative.

Quand l’administration ferme ta fac pour quelques exilé·e·s…

Nous trouvons cela fortement irresponsable de la part de l’administration de perturber volontairement la tenue des cours et des partiels. D’autant plus qu’il n’y avait pas lieu de le faire, il ne s’agissait que de quelques exilé·e·s pacifistes et leurs soutiens qui cherchaient à se soustraire au froid sévissant  sur la capitale.

Au retour de la délégation, il était proposé aux exilé·e·s de quitter le campus de force avec l’action des forces de l’ordre (15 camions au plus fort et patrouilles d’intimidation devant les entrées), d’aller au camp de la Chapelle ou d’être livré à eux même hors du campus, trois propositions faites par la présidence.

Au terme d’une réunion pour décider de la suite des événements, les exilé·e·s ont choisi de sortir par eux même accompagnées de leurs soutiens avec la « promesse » de la présidence et des forces de l’ordre de ne pas ingérer et ni de procéder à des contrôles d’identité

Nous Solidaires Étudiant·e·s Jussieu, notons l’absence de solidarité de la part de la présidence et sa surréaction face à des personnes démunies.

Déroulement heure par heure rédigé avec des témoignages de soutiens:

  • 10:30 : Entrée des exilé·e·s et des soutiens sur le Campus Pierre et Marie Curie. Certains médias sont présents notamment LesInRockuptibles et Libération.
  • 11:00 : Entrée dans le bâtiment et envoi des courriels à l’administration pour amorcer un dialogue.
  • 11:10 : Vigiles devant le bâtiment alors que les barricades se mettent en place. Des sandwichs sont apportés et ne peuvent rentrer que si au moins un vigile peut rentrer pour compter les personnes a l’intérieur. Le responsable de la sûreté est autorisé à rentrer pour vérifier l’état du bâtiment. Certains vigiles essaient de prendre des photos de l’intérieur de l’occupation et des soutiens avec leur téléphone personnel.
  • 11:30 : Les vigiles essaient d’entrer de force par des entrées barricadées.
  • 11:45 : Les sandwichs peuvent être distribués dans le bâtiment et les vigiles se positionnent passivement devant le bâtiment.
  • 12:00 à 13:00 : Des soutiens partent tracter devant le restaurant universitaire du CROUS et devant le campus place Jussieu.
  • 13:00 : Des policier·e·s discutent avec les vigiles, déjà au moins 5 ou 6 camions de Compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont positionnés devant la fac.
  • 13h30 : Ces camions de CRS partent et reviennent autour du campus.
  • 13:50 : Des agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) et des Renseignements Généraux (RG) voir SCRT rentrent sur le campus en uniforme civil.
  • 14:00 : Une assemblée générale à lieu dans le bâtiment et décide d’envoyer une délégation pour négocier avec l’administration. L’entrée se fait au compte-goutte et quelques contrôles de cartes étudiantes au faciès réalisé par la sûreté.
  • 14:15 environ : Les entrées du campus sont fermées, personne ne peut rentrer, puis les sorties sont aussi interdites.
  • 14:30 : Certain·e·s étudiant·e·s marchent sur des poutres au-dessus des «douves» pour pouvoir sortir de la fac. Les étudiant·e·s ne savent pas pourquoi la fac est fermée, les soutiens des exilés essaient d’expliquer la situation. La délégation part pour négocier, composée de responsables syndicaux, étudiant·e·s et exilés
  • 15:43 : On peut observer qu’une chaîne déposée par la sûreté entrave la grille principale de Jussieu et un petit panneau indique que le campus est fermé.
  • 15:50 : Fin de la négociation, les membres de cette dernière retournent au bâtiment.
  • 16:00 : Les sorties sont autorisées à nouveau. Une assemblée générale est faite dans le bâtiment. Environ 15 camions de CRS au plus fort, patrouilles sur la place Jussieu et brigades déployées à chaque entrée.
  • 17:00 : La décision est prise par les exilé·e·s est prise de quitter le bâtiment leurs soutiens les accompagnent vers Paris 8. Le directeur de la logistique de l’université vient au bâtiment occupé pour indiquer que la décision doit être prise et appliquée dans l’heure qui suit.
  • 17:15 : départ pour la ligne 7 du groupe exilé·e·s et soutiens station de métro Sully-Morland, accompagné d’un commandant de police,  afin garantir la « promesse » de non contrôle jusqu’au au métro.
  • 17:43 : Problèmes sur la ligne 13 « De Carrefour Pleyel à Université. Grille des stations fermées, «défaut d’alimentation électrique» selon la RATP. Le groupe se déplace jusque à Paris 8 sur trois stations à pied où en bus.
  • Environ 18:00: Entrées à nouveau autorisées à Jussieu, cependant contrôles des cartes d’étudiant·e·s «s’apparentant» à un soutien ou exilé·e·s…
  • Environ 19:50 : Arrivée des derniers exilé·e·s et des soutiens qui les ont accompagnés à Paris 8 au bâtiment A. Malheureusement plusieurs d’entre eux ont préféré retourner à la rue dans le froid pour diverses raisons.

En annexes:

Publications de la CGT Sorbonne Université:

Revue de presse: (sera étoffé dans un futur proche)

Édition: Corrections de typo et reformulations; ajouts de liens; ajout des communiquées de la CGT Sorbonne université; ajout du suivi heure par heure.

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Ci-dessous une version allégée du CR complet, accessible ici.

Le 19/01/2018, de 14h10 à 16h15, en amphi C (campus Pitié).

Étaient présent·e·s une soixantaine de personnes (à vue d’œil), parmi lesquelles 6 étudiant·e·s (4 AGEP, 2 Solidaires Étudiant-e-s Jussieu*). Pour « présider » l’atelier, Laurent Buisson, vice-président « partenariats économiques » (ou quelque chose comme ça) ; animateur·ice·s : une femme travaillant à l’orientation et l’insertion professionnelle (sciences), une femme travaillant en LEA (lettres), une élue AGEP du conseil de fac de médecine, et un élu AGEP membre du bureau de Sorbonne U.

Introduction

Je m’y suis rendu avec une camarade de Solidaires sans trop savoir vers quoi on s’engageait.

Buffet à l’entrée de l’amphi, ça fait toujours plaisir avant de discuter entre gens sérieux de l’avenir de l’université.

En introduction, Mr Buisson rappelle que c’est la première fois que la définition du projet d’établissement (obligatoire tous les 5 ans) coïncide avec l’année d’une fusion. Les autres universités de la même vague (comprendre : même année) devaient rendre le leur en septembre, SU (Sorbonne Université) a négocié pour rendre le sien en avril.

Le calendrier de travail pour ce projet d’établissement est en annexe dans la version complète. Les ateliers de cette semaine servent à mettre en évidence les problèmes, idées et projets auxquels le projet d’établissement peut répondre. D’autres en févriers définiront les priorités parmi les points évoqués. Mr Buisson se félicite que « la diversité de Sorbonne Université » soit présente (pas vu beaucoup de nos camarades des syndicats pro, ni beaucoup d’étudiant·e·s, mais bon). On entend dans les haut-parleurs le son de l’amphi d’à côté : SU, cette université high-tech.

 

Des idées en tout genre

La première partie concernait l’orientation et les choix des étudiant·e·s. Il a été question de la diversité sociale à Sorbonne U, et d’éventuelles voies d’accès spécifiques pour les lycéen·ne·s issu·e·s de milieux défavorisés. On a aussi tenté d’évoquer les dangers de la loi Vidal, d’aborder les questions de sélection, de moyens, de mise en œuvre de la réforme … sans succès. Réponse de l’animatrice : « La CFVU travaille actuellement dessus », point ; et pas franchement de soutien dans la salle. Il a aussi été question de l’articulation formation initiale/formation continue, et de la prise en charge des étudiant·e·s en L1.

On a ensuite abordé la poursuite de la transformation de la licence, avec les questions de partenariats internationaux à prendre en compte, de majeure-mineure et de 4ème année « bonus » pour avoir un second diplôme de licence dans sa mineure. On a parlé individualisation des parcours, notamment en ce qui concerne les étudiant·e·s salarié·e·s, et cours filmés, parce qu’on est une université de pointe, faudrait pas l’oublier.

On a rapidement évoqué « l’appui à la formation et l’innovation pédagogique », en parlant de réduire les temps de cours présentiels des étudiant·e·s pour leur permettre d’avoir plus de temps pour se faire aider individuellement.

La partie suivante concernait le suivi des étudiant·e·s et l’insertion professionnelle. J’aurais bien aimé aborder l’OIP, mais le contexte ne s’y prêtait pas. A la place, on a parlé valorisation de l’engagement étudiant, stages pour éviter de sortir de l’université sans expérience professionnelle, et visite d’entreprises. Il a été reconnu que les compétences développées par les étudiant·e·s lors de leur cursus ne sont pas seulement disciplinaires. Par ailleurs, un projet de monitorat étudiant semble envisagé.

 

On a ensuite abordé la plus grosse partie de l’atelier : la vie étudiante. La copine avec qui j’étais a parlé du projet que l’on porte avec d’autres asso d’ouvrir un bâtiment pour que nous puissions enfin bénéficier de locaux, mais on reviendra là-dessus dans un prochain article. Les personnes présentes n’ont pas eu l’air de le désapprouver, l’une d’entre elle posant même la question : « Aura-t-on le courage politique d’accorder du temps à la vie associative et à l’oisiveté éclairée ? ». On a pas mal discuté du temps et des espaces dédiés à la vie étudiante, et on est revenu sur la question de la valorisation de l’engagement … en concluant qu’il ne faudrait pas que ça serve à compenser de « vraies » UE.

On a parlé restauration, avec le manque de restaurants dans certains campus de médecine, ainsi qu’au travers de la demande croissante en restauration respectueuse de l’environnement et des producteur·ice·s, avec notamment les circuits courts.
On a appris qu’il pourrait peut-être, à l’avenir, y avoir des logements étudiants sur Jussieu, ou sur des terrains appartenant à Sorbonne U dans Paris. On a également appris que « le schéma directeur de Jussieu prévoit des espaces de vie de campus rue Cuvier [côté bâtiment F] : il ne s’agirait pas de locaux d’enseignement ni de labos, mais éventuellement de logements, d’installations sportives … ou de locaux associatifs ».

Une personne est revenue sur les questions de réforme, en mettant en avant Parcoursup, et le fait que le « oui si » ne serait que cosmétique : faute de financements et d’embauche d’enseignant·e·s, il n’y aura probablement aucun parcours de remise à niveau proposé dans les 1 à 2 ans à venir, donc aucune réponse « oui si ». Par ailleurs, le problème de la saturation des filières et de l’impossibilité de réorientations internes au cours de l’année dans ces conditions a été mise sur la table … mais est quasiment resté sens réponse. L’assistance semblait tout de même s’accorder sur le fait que les délais sont trop courts, et les locaux trop petits pour pouvoir s’adapter à une telle réforme d’ici la rentrée prochaine.

 

On est ensuite passé à la partie « vie des campus », où la possible création d’une « pass culture et sport » a été évoquée. Globalement, cette partie a surtout concerné les questions de sport (gratuit, mais les étudiant·e·s n’en profitent pas suffisamment) et de culture (ouverture des campus sur leur quartier, besoin d’un lieu dédié à l’action culturelle sur Jussieu).

Les humanités numériques ont rapidement été évoquées, il semble nécessaire de ne pas les laisser uniquement aux mathématiciens et informaticiens, mais de les intégrer dans toutes les formations.

Après ça, on a parlé d’« apprendre à entreprendre », avec le cas des étudiant·e·s montant leur entreprise.

Pour finir, la question de « comment faire prospérer la communauté » de Sorbonne U, et plus précisément « comment créer un sentiment d’appartenance », a été posée. Plusieurs pistes ont été proposées, comme des cérémonies de remise des diplômes ou le développement de réseaux d’ancien·ne·s étudiant·e·s.

 

Conclusion

La séance s’est finie assez abruptement, mais bon. Personnellement, je n’ai pas pu aborder tous les points que j’aurais aimé (OIP, compensation, startup, IDEX), mais le climat ne s’y prêtait pas trop, et de toute façon la plupart des questions sont restées sans réponses. Si ça se trouve c’était le but et j’ai rien compris.

Je ne regrette pas du tout d’y être allé, on a appris quelques trucs et on a pu tenter de porter une certaine vision de la fac, même si on était ultra-minoritaires. Affaire à suivre tout de même.

* Membres des listes « Alliance Solidaires et Déchaînées ».

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Édition du 21 janvier 2018: Ajout des attendus en 2017 à titre indicatif.

Le saviez-vous ? D’après le gouvernement, une loi n’a pas besoin d’être votée pour être appliquée. En effet, alors que le projet de loi «relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants» (c’est son nom officiel) n’a pas encore été adopté¹, le gouvernement fait pression sur les différents protagonistes de l’enseignement pour préparer et appliquer sa réforme.

Localement, dans les universités, ça se traduit par l’injonction à faire remonter les capacités d’accueil de chaque formation, leurs «attendus» (publics, affichés sur Parcoursup), et leurs «critères d’appréciation» des candidatures (interne à chaque établissement). En théorie, tout cela doit être validé par la CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) de chaque établissement. Avant cela, c’est aux différentes composantes qui gèrent les formations (facultés, UFR [Unité de Formation et de Recherche], départements, etc.) de les établir.

Nous avons pu nous procurer les documents transmis au conseil de la faculté des sciences de Sorbonne Université à ce sujet, et vous proposons de les consulter ci-dessous :

Source 2017 : A titre indicatif les capacités d’accueils en 2017 à l’UPMC.

Pour ce qui est des capacités d’accueil, elles sont équivalentes aux années précédentes, pas de surprise.

Quant aux attendus, on pourra s’étonner de voir figurer la «pensée critique», la «capacité au débat» ou la «curiosité du monde universitaire», difficilement évaluables, ou encore la capacité à «se documenter, mener une bibliographie», compétence censée être développée en licence, et pas avant !

Les critères d’appréciation des candidatures ne sont pas franchement surprenants non plus, mis à part la prise en compte des notes de français et d’anglais qui pourront étonner. On regrettera tout de même qu’au final, les candidatures soient effectivement jugées sur des critères chiffrés (les notes), donc probablement de façon assez mécanique, et en privilégiant certain·e·s lycéen·ne·s. <ironie>Mais pas de panique, c’est toujours pas de la sélection !</ironie>

Nous ne nous faisons pas d’illusions : à Sorbonne Université, contrairement à d’autres universités, et encore plus au sein de la faculté de sciences, ces documents seront adoptés sans trop de résistance. Toutefois, nous continuerons à nous opposer à cette réforme que nous jugeons inacceptable, néfaste autant pour les lycéen·ne·s que pour les étudiant·e·s et les professeur·e·s.

¹: Dans le détail : il a été adopté par l’Assemblée Nationale; il doit maintenant être lu et (éventuellement) amendé par le sénat, puis passer par une commission mixte paritaire (composée de membres des deux assemblées) pour être définitivement adopté. Pour entrer en application, la loi doit enfin être promulguée au journal officiel. En clair : on n’y est pas encore !