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Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Note: Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée le mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est, elle a été annoncée postérieurement à l’Assemblée Générale elle n’a donc pas de mandat de l’assemblée, mais on la note à titre informatif.

Voici l’agenda des réunions, actions, luttes et autres propositions discutées et actées par l’assemblée générale du jeudi 29 avril 2018.

Par ordre chronologique:

  • Réunion du comité de mobilisation, vendredi midi 30 mars, tour 66-65 au 5ᵉ
  • Table mardi 3 avril avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8
  • (pas de décision d’AG) Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est
  • Manif mardi 3 de 17h à 20h place d’Italie en soutien aux services publics
  • Pique-nique mercredi 4 midi
  • Assemblée générale jeudi 5 midi
  • Table vendredi 6 midi, avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8

Pour l’organisation des « tables » en général la préparation commence en couloir 66-65 5ᵉ, vers 11:30 ou 12:00 pour 12:45.

Tout personnels ou étudiant·e·s (usager·e·s) de l’université sont les bienvenu·e·s en assemblée générale, comité de mobilisation et en générale à toute action de mobilisation.

Note: Nous relayons les informations et promouvons l’autogestion de la mobilisation, mais Solidaires étudiant·e·s n’est pas l’organisation « chapeautant » la mobilisation sur Jussieu; elle se fait avant tout au travers des personnes faisant partie ou non « d’organisations » de l’université désirant se mobiliser contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiant·e·s » et plus généralement participer à la mobilisation nationale.

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Ci-dessous une version allégée du CR complet, accessible ici.

Le 19/01/2018, de 14h10 à 16h15, en amphi C (campus Pitié).

Étaient présent·e·s une soixantaine de personnes (à vue d’œil), parmi lesquelles 6 étudiant·e·s (4 AGEP, 2 Solidaires Étudiant-e-s Jussieu*). Pour « présider » l’atelier, Laurent Buisson, vice-président « partenariats économiques » (ou quelque chose comme ça) ; animateur·ice·s : une femme travaillant à l’orientation et l’insertion professionnelle (sciences), une femme travaillant en LEA (lettres), une élue AGEP du conseil de fac de médecine, et un élu AGEP membre du bureau de Sorbonne U.

Introduction

Je m’y suis rendu avec une camarade de Solidaires sans trop savoir vers quoi on s’engageait.

Buffet à l’entrée de l’amphi, ça fait toujours plaisir avant de discuter entre gens sérieux de l’avenir de l’université.

En introduction, Mr Buisson rappelle que c’est la première fois que la définition du projet d’établissement (obligatoire tous les 5 ans) coïncide avec l’année d’une fusion. Les autres universités de la même vague (comprendre : même année) devaient rendre le leur en septembre, SU (Sorbonne Université) a négocié pour rendre le sien en avril.

Le calendrier de travail pour ce projet d’établissement est en annexe dans la version complète. Les ateliers de cette semaine servent à mettre en évidence les problèmes, idées et projets auxquels le projet d’établissement peut répondre. D’autres en févriers définiront les priorités parmi les points évoqués. Mr Buisson se félicite que « la diversité de Sorbonne Université » soit présente (pas vu beaucoup de nos camarades des syndicats pro, ni beaucoup d’étudiant·e·s, mais bon). On entend dans les haut-parleurs le son de l’amphi d’à côté : SU, cette université high-tech.

 

Des idées en tout genre

La première partie concernait l’orientation et les choix des étudiant·e·s. Il a été question de la diversité sociale à Sorbonne U, et d’éventuelles voies d’accès spécifiques pour les lycéen·ne·s issu·e·s de milieux défavorisés. On a aussi tenté d’évoquer les dangers de la loi Vidal, d’aborder les questions de sélection, de moyens, de mise en œuvre de la réforme … sans succès. Réponse de l’animatrice : « La CFVU travaille actuellement dessus », point ; et pas franchement de soutien dans la salle. Il a aussi été question de l’articulation formation initiale/formation continue, et de la prise en charge des étudiant·e·s en L1.

On a ensuite abordé la poursuite de la transformation de la licence, avec les questions de partenariats internationaux à prendre en compte, de majeure-mineure et de 4ème année « bonus » pour avoir un second diplôme de licence dans sa mineure. On a parlé individualisation des parcours, notamment en ce qui concerne les étudiant·e·s salarié·e·s, et cours filmés, parce qu’on est une université de pointe, faudrait pas l’oublier.

On a rapidement évoqué « l’appui à la formation et l’innovation pédagogique », en parlant de réduire les temps de cours présentiels des étudiant·e·s pour leur permettre d’avoir plus de temps pour se faire aider individuellement.

La partie suivante concernait le suivi des étudiant·e·s et l’insertion professionnelle. J’aurais bien aimé aborder l’OIP, mais le contexte ne s’y prêtait pas. A la place, on a parlé valorisation de l’engagement étudiant, stages pour éviter de sortir de l’université sans expérience professionnelle, et visite d’entreprises. Il a été reconnu que les compétences développées par les étudiant·e·s lors de leur cursus ne sont pas seulement disciplinaires. Par ailleurs, un projet de monitorat étudiant semble envisagé.

 

On a ensuite abordé la plus grosse partie de l’atelier : la vie étudiante. La copine avec qui j’étais a parlé du projet que l’on porte avec d’autres asso d’ouvrir un bâtiment pour que nous puissions enfin bénéficier de locaux, mais on reviendra là-dessus dans un prochain article. Les personnes présentes n’ont pas eu l’air de le désapprouver, l’une d’entre elle posant même la question : « Aura-t-on le courage politique d’accorder du temps à la vie associative et à l’oisiveté éclairée ? ». On a pas mal discuté du temps et des espaces dédiés à la vie étudiante, et on est revenu sur la question de la valorisation de l’engagement … en concluant qu’il ne faudrait pas que ça serve à compenser de « vraies » UE.

On a parlé restauration, avec le manque de restaurants dans certains campus de médecine, ainsi qu’au travers de la demande croissante en restauration respectueuse de l’environnement et des producteur·ice·s, avec notamment les circuits courts.
On a appris qu’il pourrait peut-être, à l’avenir, y avoir des logements étudiants sur Jussieu, ou sur des terrains appartenant à Sorbonne U dans Paris. On a également appris que « le schéma directeur de Jussieu prévoit des espaces de vie de campus rue Cuvier [côté bâtiment F] : il ne s’agirait pas de locaux d’enseignement ni de labos, mais éventuellement de logements, d’installations sportives … ou de locaux associatifs ».

Une personne est revenue sur les questions de réforme, en mettant en avant Parcoursup, et le fait que le « oui si » ne serait que cosmétique : faute de financements et d’embauche d’enseignant·e·s, il n’y aura probablement aucun parcours de remise à niveau proposé dans les 1 à 2 ans à venir, donc aucune réponse « oui si ». Par ailleurs, le problème de la saturation des filières et de l’impossibilité de réorientations internes au cours de l’année dans ces conditions a été mise sur la table … mais est quasiment resté sens réponse. L’assistance semblait tout de même s’accorder sur le fait que les délais sont trop courts, et les locaux trop petits pour pouvoir s’adapter à une telle réforme d’ici la rentrée prochaine.

 

On est ensuite passé à la partie « vie des campus », où la possible création d’une « pass culture et sport » a été évoquée. Globalement, cette partie a surtout concerné les questions de sport (gratuit, mais les étudiant·e·s n’en profitent pas suffisamment) et de culture (ouverture des campus sur leur quartier, besoin d’un lieu dédié à l’action culturelle sur Jussieu).

Les humanités numériques ont rapidement été évoquées, il semble nécessaire de ne pas les laisser uniquement aux mathématiciens et informaticiens, mais de les intégrer dans toutes les formations.

Après ça, on a parlé d’« apprendre à entreprendre », avec le cas des étudiant·e·s montant leur entreprise.

Pour finir, la question de « comment faire prospérer la communauté » de Sorbonne U, et plus précisément « comment créer un sentiment d’appartenance », a été posée. Plusieurs pistes ont été proposées, comme des cérémonies de remise des diplômes ou le développement de réseaux d’ancien·ne·s étudiant·e·s.

 

Conclusion

La séance s’est finie assez abruptement, mais bon. Personnellement, je n’ai pas pu aborder tous les points que j’aurais aimé (OIP, compensation, startup, IDEX), mais le climat ne s’y prêtait pas trop, et de toute façon la plupart des questions sont restées sans réponses. Si ça se trouve c’était le but et j’ai rien compris.

Je ne regrette pas du tout d’y être allé, on a appris quelques trucs et on a pu tenter de porter une certaine vision de la fac, même si on était ultra-minoritaires. Affaire à suivre tout de même.

* Membres des listes « Alliance Solidaires et Déchaînées ».

CFVU bloquée : défendons nos droits

CFVU bloquée : défendons nos droits

écrit le 18/01/2018; version pdf

Aujourd’hui devait avoir lieu la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) de Sorbonne Université, née de la fusion de Paris Sorbonne (Paris 4) et l’UPMC (Paris 6). A l’ordre du jour, se trouvaient notamment la validation (oserait-on parler de vote ?) des « attendus » et des « capacités d’accueil » de l’université. Elle a été reportée suite au blocage mené par des étudiant·e·s de l’université.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de l’approbation et de la mise en place locale de la sélection à l’entrée de l’université, et ce à huis clos et dans la précipitation. A huis-clos, parce que la CFVU est composée de 36 membres (dont 16 « représentant·e·s » étudiant·e·s élu·e·s à 8,5% de participation), et qu’en dehors très peu d’information ont filtré, très peu de concertations (aucune avec les étudiant·e·s) ont été tenues. Dans la précipitation, parce que la présidence, s’accommodant pleinement des contraintes gouvernementales, souhaite faire appliquer au plus vite une loi même pas encore votée.
Les documents préparatoires sont consultables sur notre site, à l’adresse suivante : https://solidaires-etu-jussi.eu/attendus-criteres-capacites-accueil/
On y voit notamment des capacités d’accueil stables par rapport à l’année précédente (pas de hausse, donc), des attendus flous et difficilement appréciables, tandis que les critères de triages des dossiers semblent, eux, bien plus clairs puisqu’il s’agit des bulletins de notes de première et terminales, et plus précisément d’avoir de « très bonnes notes en sciences, français et anglais ». Que viennent faire ces deux dernières matières ? Mystère… à moins que l’on imagine que la plupart des candidat·e·s à l’entrée ont des résultats corrects en sciences, et qu’il faut donc un critère pour les départager.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu s’insurge face à cette énième attaque contre le service public d’enseignement supérieur. Certain·e·s prétendent que cette réforme servira la « démocratisation de l’enseignement supérieur ». Mensonge, ou bêtise ! Fermer l’accès de l’université aux classes populaires (qui, rappelons-le, sont celles qui aujourd’hui peinent le plus à accéder à l’enseignement supérieur et sont les plus présentes dans les lycées professionnels), faire des économies sur le dos des étudiant·e·s actuel·le·s et futur·e·s, voilà le fond de cette réforme !
Chez nous, le président J.Chambaz, suivi de près par les autres élu·e·s Réunis et Bouge ta Fac (FAGE), souhaite l’appliquer sans plus de discussion ni d’information. Nous avons donc décidé de participer au blocage de la CFVU d’aujourd’hui aux côtés d’autres étudiant·e·s, membres d’organisations (Solidaires P4, l’AGEPS, l’UNEF …) ou non, afin d’empêcher que soit acté ce recul historique de nos droits.
Ce n’est cependant que partie remise, puisque la séance a été reportée à une date dont nous n’avons pas encore connaissance. Nous resterons vigilant·e·s quant aux prochaines étapes. En attendant, nous serons présents à l’assemblée générale d’information que nous coorganisons avec de syndicats de personnel lundi 22 janvier à 12h45 en amphi Durand (bâtiment Esclangon), et invitons tou·te·s les étudiant·e·s de Jussieu (et de Sorbonne Université) à y prendre part.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Édition du 21 janvier 2018: Ajout des attendus en 2017 à titre indicatif.

Le saviez-vous ? D’après le gouvernement, une loi n’a pas besoin d’être votée pour être appliquée. En effet, alors que le projet de loi «relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants» (c’est son nom officiel) n’a pas encore été adopté¹, le gouvernement fait pression sur les différents protagonistes de l’enseignement pour préparer et appliquer sa réforme.

Localement, dans les universités, ça se traduit par l’injonction à faire remonter les capacités d’accueil de chaque formation, leurs «attendus» (publics, affichés sur Parcoursup), et leurs «critères d’appréciation» des candidatures (interne à chaque établissement). En théorie, tout cela doit être validé par la CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) de chaque établissement. Avant cela, c’est aux différentes composantes qui gèrent les formations (facultés, UFR [Unité de Formation et de Recherche], départements, etc.) de les établir.

Nous avons pu nous procurer les documents transmis au conseil de la faculté des sciences de Sorbonne Université à ce sujet, et vous proposons de les consulter ci-dessous :

Source 2017 : A titre indicatif les capacités d’accueils en 2017 à l’UPMC.

Pour ce qui est des capacités d’accueil, elles sont équivalentes aux années précédentes, pas de surprise.

Quant aux attendus, on pourra s’étonner de voir figurer la «pensée critique», la «capacité au débat» ou la «curiosité du monde universitaire», difficilement évaluables, ou encore la capacité à «se documenter, mener une bibliographie», compétence censée être développée en licence, et pas avant !

Les critères d’appréciation des candidatures ne sont pas franchement surprenants non plus, mis à part la prise en compte des notes de français et d’anglais qui pourront étonner. On regrettera tout de même qu’au final, les candidatures soient effectivement jugées sur des critères chiffrés (les notes), donc probablement de façon assez mécanique, et en privilégiant certain·e·s lycéen·ne·s. <ironie>Mais pas de panique, c’est toujours pas de la sélection !</ironie>

Nous ne nous faisons pas d’illusions : à Sorbonne Université, contrairement à d’autres universités, et encore plus au sein de la faculté de sciences, ces documents seront adoptés sans trop de résistance. Toutefois, nous continuerons à nous opposer à cette réforme que nous jugeons inacceptable, néfaste autant pour les lycéen·ne·s que pour les étudiant·e·s et les professeur·e·s.

¹: Dans le détail : il a été adopté par l’Assemblée Nationale; il doit maintenant être lu et (éventuellement) amendé par le sénat, puis passer par une commission mixte paritaire (composée de membres des deux assemblées) pour être définitivement adopté. Pour entrer en application, la loi doit enfin être promulguée au journal officiel. En clair : on n’y est pas encore !