Les douleurs de règles ne sont pas normales

Les douleurs de règles ne sont pas normales

L’endométriose est une maladie chronique grave, invalidante, qui touche 10% à 20% des femmes* partout dans le monde, c’est ENORME.
Quelques symptômes : règles douloureuses, douleurs dans le bas-ventre (notamment lors de pénétration vaginale), problèmes urinaires, problèmes intestinaux, fatigue chronique.

Pourquoi ?
Du tissu semblable à l’endomètre (tissu tapissant l’intérieur de l’utérus, que l’on perd pendant les règles) se développe à des endroits où il ne devrait pas : ovaires, vagin, rectum, vessie, intestin, thorax… Peu importe où il se trouve, ce tissu continue de réagir aux hormones : il saigne pendant les règles, créant des hémorragies internes, une réaction inflammatoire chronique, à l’origine de douleurs très intenses.

Le délai du diagnostic est d’environ SEPT ANS après l’apparition des premiers symptômes ! C’est en grande partie dû au peu d’importance qu’on accorde à la douleur des femmes. Pendant que cette douleur est ignorée, la maladie progresse et cause des dégâts irréversibles : l’endométriose est la première cause d’infertilité des femmes en France. Le diagnostic est posé à la suite d’examens : échographie pelvienne endovaginale (introduction d’un appareil enduit de gel dans le vagin), Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), colo-scanner.

Il n’existe pas de traitement spécifique. L’endométriose implique une prise en charge médicale à vie : anti-douleurs, anti-inflammatoires, contraceptifs, voire chirurgie.

Pourquoi si peu de remèdes ?

Pourquoi une maladie si grave et fréquente demeure si mystérieuse ?
Les origines de cette maladie, pourtant très invalidante et fréquente, sont méconnues.
Parce qu’on ne fait pas assez de recherche dessus. Parce que c’est une maladie qui ne concerne pas les hommes. Conséquences au quotidien pour les femmes atteintes : difficulté à effectuer les actions de la vie quotidienne, à entretenir une vie sociale et familiale ; scolarité, études et vie professionnelle perturbées, discriminations au travail, isolement, dépression.

Si vous pensez que vous êtes concernée, il est important de consulter un·e gynécologue ou un·e généraliste. [CW : mention de violences gynécologiques] On risque de vous rembarrer, de vous dire que vous êtes une chochotte, de prendre un ibuprofène et ça ira, on vous parlera mal et on ne vous prendra peut-être pas au sérieux…
Mais vous aurez raison de forcer si vous le pouvez, vous n’êtes pas responsable, vous souffrez, et il faut qu’on vous fournisse une prise en charge adaptée pour mieux supporter les douleurs ! Ici une liste de gynécologues :
A propos

Si vous avez besoin de soutien vous pouvez vous adresser notamment au Collectif féministe de Paris 6 (par mail collectif-feministe@protonmail.com).

Trouvez plus d’infos : endomind.org, info-endometriose.fr

*peut concerner, en fait, toute personne munie d’un vagin : des femmes cisgenres mais aussi des hommes trans, des personnes intersexes et des personnes non-binaires.

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