Expulsions en série

Expulsions en série

Les débats autour de la loi Asile et Immigration ont permis de mettre en lumière la lutte des sans-papiers, ancienne mais souvent invisibilisée.

Pour protester contre cette loi et loger celleux qui dormaient à la rue, plusieurs facs ont été occupées l’année dernière. Si à Jussieu l’occupation en pleine vague de froid fût évacuée sans ménagement sous menace policière par la présidence de la fac — alors que le bâtiment occupé était vide et chauffé –, certaines ont duré. Pendant trois mois des exilé·es ont occupé des bâtiments de l’université de Nantes, et l’occupation d’un bâtiment à Paris 8 à Saint-Denis a duré quatre mois.

Malgré les promesses de régularisation de la présidente de Paris 8, les éxilé·es ont été expulsé·es en juin dernier, dans des conditions particulièrement violentes. Les personnes ont été séparées selon leur couleur de peau, et celleux s’exprimant en arabe ont été gazé·es sans ménagement. A noter aussi l’expulsion récente du squat Schaeffer à Aubervilliers, forçant les occupant·es à s’installer dans le square attenant, sans possibilités de se protéger des intempéries.

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