Catégorie : Jussieu

Expulsions en série

Expulsions en série

Les débats autour de la loi Asile et Immigration ont permis de mettre en lumière la lutte des sans-papiers, ancienne mais souvent invisibilisée.

Pour protester contre cette loi et loger celleux qui dormaient à la rue, plusieurs facs ont été occupées l’année dernière. Si à Jussieu l’occupation en pleine vague de froid fût évacuée sans ménagement sous menace policière par la présidence de la fac — alors que le bâtiment occupé était vide et chauffé –, certaines ont duré. Pendant trois mois des exilé·es ont occupé des bâtiments de l’université de Nantes, et l’occupation d’un bâtiment à Paris 8 à Saint-Denis a duré quatre mois.

Malgré les promesses de régularisation de la présidente de Paris 8, les éxilé·es ont été expulsé·es en juin dernier, dans des conditions particulièrement violentes. Les personnes ont été séparées selon leur couleur de peau, et celleux s’exprimant en arabe ont été gazé·es sans ménagement. A noter aussi l’expulsion récente du squat Schaeffer à Aubervilliers, forçant les occupant·es à s’installer dans le square attenant, sans possibilités de se protéger des intempéries.

Journée carte blanche aux associations #2

Journée carte blanche aux associations #2

Le jeudi 12 avril, nous avons participé à la journée carte blanche aux associations #2, à l’Espace Vie Étudiante (patio 24-25) du campus Pierre et Marie Curie (Jussieu).

Nous avons fait rétrospective composée d’affiches et photographies de mai 1968 et des luttes et mobilisations sociales d’aujourd’hui. A ce titre nous avons aussi tenu une table pour informer sur notre syndicat et nos actions sur le campus.

Merci à toutes les personnes qui ont participé à la journée carte blanche aux associations #2! A très bientôt sur le campus, ou dans la rue! 😉

Voici quelques photographies des panneaux disposées sur la journée à l’entrée de l’Espace Vie Étudiante.

 

Enjeux des luttes d’hier et d’aujourd’hui

L’enjeu des luttes sociales ou «mouvements sociaux» est l’acquisition de «droits sociaux», de libertés «émancipatrices» comme «travailler moins», «avoir une couverture sociale», bref ne pas être astreint à juste «consommer», «travailler», «dormir». Elles passent souvent par des enjeux de réappropriation de notre vie, notre travail, nos espaces. Bref sortir de logiques définissables «aliénantes» au sens ou elles nous privent de notre «capacité à nous déterminer», le mot est fort mais il a son sens.

L’enjeu principal de ces mobilisations est l’acquisition de droits par celles et ceux qui en «manquent» face à celles et ceux qui ont «tout». Ces mots vu souvent comme «folkloriques», ne le sont pas tant que ça face au discours utilisé constamment face à chaque mouvement; nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article d’ACRIMED à ce sujet qui recense les termes utilisés par les médias et les élus, et autres «dominants» qui sont souvent discréditant.

Ces mouvements d’hier et d’aujourd’hui font écho aux évènements actuels dans nos universités, nos gares, nos hôpitaux, nos centres d’imposition (oui oui!), nos tribunaux, la fonction publique en général et à la «zone à défendre» de Notre Dames des Landes. La somme des mouvements d’aujourd’hui s’inscrit dans celles des mouvements passés proclamant un «ASSEZ» dans un premier temps puis visant à demander ensuite de nouveaux droits face à celles et ceux qui ont tout et qui veulent nous priver du peu que nous partageons (les services publiques).

Diverses sources sur Mai 1968 et autres mouvements

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#1

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#1

Sélection à l’entrée de l’université, hostilité envers les exilé·e·s, casse des services publics, répression des mouvements sociaux, multiplication des attaques de milices d’extrême droite… Les raisons de se mobiliser ne manquent pas en ce moment. Ça tombe bien, notre détermination non plus ! Que ce soit sur Jussieu ou en dehors, au travers de débats ou de manifestations, les moyens de se mobiliser sont tout aussi nombreux. Rejoignez-nous !

Les dates!

Lundi 09 avril

  • Réunion hebdomadaire du comité de mobilisation
    12h45, Maison des syndicats (65-66 5ᵉ étage)
  • 13h, Esplanade des invalides (métro 10 Invalides)
  • Programe des cours, ateliers alternatif du centre de clignancourt (ex Paris 4)
    • Espace de travail : Permanence d’Anglais
      • 10h-11h : Question de cours et méthodologie de la civilisation
      •  11h-12h : Atelier d’entraide et de révision L1-L2-L3
      •  13h-14h : Réflexion sur les problématiques de la civilisation britannique et américaine.
      • 14h-15h : Réflexion et débats sur les points d’actualité au Royaume Uni, aux États-Unis et ici.
    • Amphi Chaunu :
      • 10h : cours alternatif : « les luttes inter-sectionnelles » par Olivia Fiorilli (sociologue spécialiste du genre)
      • 11h30 : cours alternatif : « l’histoire de la CFDT »
      • 14h : cours alternatif : « le militantisme grassroots » par Sarah Leboime, enseignante en civilisation américaine
      • 16h : atelier/discussion sur le fascisme.
    • Amphi Vidal :
      • 9h : atelier/discussion sur l’autisme
      • 10h30 : cours alternatif : « la littérature du voyage »
      • 14h : atelier/discussion sur le sanisme
      • 15h30 : cours alternatif : « Science et anarchisme » par Charles-Henri Morling, professeur agrégé en études anglophones

Mardi 10 avril

Mercredi 11 avril

Jeudi 12 avril

Dimanche 15 avril

1ère Note: Pour les cours alternatifs à l’occupation du site Clignancourt vérifiez (surtout) le compte Facebook du comité de mobilisation de Paris 4 ou les comptes Twitter et Facebook de l’AGEPS et Solidaires étudiant-e-s Sorbonne université Lettres.
2nd Note: nous essaierons de mettre a jour l’agenda en temps réel mais rien de promis! De même des changements de dernière minute pourraient exister et seront plus vite reportés sur les réseaux sociaux.

Contacts et réseaux sociaux (pour Jussieu)

Solidaires étudiant·e·s Jussieu

C’est nous! Bref, on se présente plus ici.

Jussieu en Lutte

Comité de mobilisation intemporel regroupant des personnes encartées ou non dans des organisations syndicales, associatives ou politiques de l’université désirant participer à la mobilisation sur Jussieu.

Contact et réseaux sociaux (pour l’ex Paris4)

Solidaires étudiant·e·s Sorbonne Université Lettres:

Notre syndicat jumeau aussi membre de l’Alliance Solidaire et Déchaînées. <3

L’Association Générale des Étudiant-e-s de Paris Sorbonne – L’AGEPS

Syndicat indépendant de l’ex Paris 4 avec qui nous travaillons conjointement, aussi membre de l’Alliance Solidaires et Déchaînées.

Comité de mobilisation de Paris 4

Comité d’étudiant·e·s des sites Clignancourt, Malesherbes et Sorbonnes, désirants s’investir dans la mobilisation contre la sélection, la loi de «Réussite et d’Orientation des Étudiant·e·s» et les attaques de l’éducation.

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection + Débat + Buffet

Le 11 avril à 18:00 en Amphi 55B au Campus Jussieu de Sorbonne Université aura lieu la projection de «Merci Patron !», un film documentaire satirique français sorti en 2016 et réalisé par François Ruffin, fondateur et rédacteur du journal Fakir. Elle est ouverte aux étudiant·e·s et personnels de Sorbonne Université.

Il s’agit du second évènement du mois d’avril pour l’association UPMCiné. La projection sera suivie d’un débat avec l’équipe de Fakir-presse, le syndicat Solidaires Étudiant-e-s (nous) et surtout le public (vous) ! Enfin, un buffet sera servi.

Page Facebook de l’évènement: https://www.facebook.com/events/1657991390947863/

 

Les co-organisateurs:

UPMCiné

L’association UPMCiné est un ciné-club présent sur le Campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université (Jussieu). Ils projettent des films une a deux fois par mois, souvent suivis d’une discussion. L’adhésion à l’association est maintenant gratuite !

Fakir

(Extrait de Wikipédia)

Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé de gauche radicale. Il est créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Selon deux formules consacrées présentes au début de chacun de ses numéros, le journal se présente comme n’étant lié à « aucun parti politique, aucun syndicat, aucune institution » et comme « largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il connaît une diffusion nationale depuis le

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu

Syndicat étudiant présent sur Jussieu depuis septembre 2015, pour plus de détails voir notre page de présentation.

 

Pour se rendre en amphi 55A depuis le métro Jussieu

 

Bande-annonce de «Merci Patron !»

 

Attentions Spoiler: Synopsis et détails

(Extrait de Allociné.fr)

Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Note: Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée le mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est, elle a été annoncée postérieurement à l’Assemblée Générale elle n’a donc pas de mandat de l’assemblée, mais on la note à titre informatif.

Voici l’agenda des réunions, actions, luttes et autres propositions discutées et actées par l’assemblée générale du jeudi 29 avril 2018.

Par ordre chronologique:

  • Réunion du comité de mobilisation, vendredi midi 30 mars, tour 66-65 au 5ᵉ
  • Table mardi 3 avril avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8
  • (pas de décision d’AG) Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est
  • Manif mardi 3 de 17h à 20h place d’Italie en soutien aux services publics
  • Pique-nique mercredi 4 midi
  • Assemblée générale jeudi 5 midi
  • Table vendredi 6 midi, avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8

Pour l’organisation des « tables » en général la préparation commence en couloir 66-65 5ᵉ, vers 11:30 ou 12:00 pour 12:45.

Tout personnels ou étudiant·e·s (usager·e·s) de l’université sont les bienvenu·e·s en assemblée générale, comité de mobilisation et en générale à toute action de mobilisation.

Note: Nous relayons les informations et promouvons l’autogestion de la mobilisation, mais Solidaires étudiant·e·s n’est pas l’organisation « chapeautant » la mobilisation sur Jussieu; elle se fait avant tout au travers des personnes faisant partie ou non « d’organisations » de l’université désirant se mobiliser contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiant·e·s » et plus généralement participer à la mobilisation nationale.

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Jeudi c’est WiFi! (ou presque…)

L’Espace Vie Étudiante

L’Espace Vie Étudiante est un bâtiment où se trouvent des salles temporaires pour les associations, une superbe salle polyvalente (on reviendra sur cette salle dans un autre article), un espace de travail partagé, un espace prévention, les assistantes sociales, un baby-foot ! En bref un espace essentiel et apprécié du campus par les étudiant·e·s ou de nombreux évènements et activités ont lieu !

Enquête sur le WiFi absent…

Depuis décembre 2017, on a mené notre petite enquête or il se trouve qu’il n’y a aucune borne WiFi dans l’Espace de la Vie Étudiante depuis l’ouverture de cet espace en 2015. De plus les murs du bâtiment sont en métal… Il en résulte qu’on ne capte pas le WiFi des bornes des tours voisines, ni la 4G dans le bâtiment. Au rez-de-chaussé plus on avance vers le fond du bâtiment moins on capte les bornes extérieures et au sous-sol c’est carrément une zone blanche!

Édition suite à un retour d’un lecteur: C’est un comble, car la majorité du campus site Pierre et Marie Curie est doté d’une couverture en réseau WiFi très appréciable!

Prise de contact administrative

Gêné·e·s par l’absence de WiFi dans ce bâtiment nous avons contacté les responsables administratifs de la maison de la vie étudiante qui nous ont dit que leurs signalements à ce sujet restaient lettre morte depuis le début.

Nous avons donc contacté le 20 février la Direction des Services Informatiques (DSI) en charge des chantiers et de l’infrastructure, on nous répond qu’il faut faire partie du personnel pour remplir un ticket d’incident sur la plateforme de signalement d’incident et on nous invite donc à signaler le problème aux responsables administratif de l’Espace de la Vie Étudiante. Retour à la case départ…

Insatisfaits de cette réponse, nous décidons alors de ne pas laisser cela en l’état et le 22 février nous écrivons au nom du syndicat au Directeur de la Direction de l’Aide au Pilotage et de la Transformation Numérique (DAPTN), au Vice-Président délégué à la Vie Étudiante D.Izidore et mettons en copie les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante.

En aparté lors d’un rendez-vous nous avons interrogé le Vice-président délégué à la Vie Étudiante, il nous informe qu’il se penchera dans les deux semaines sur le problème et nous recontactera…

Le silence administratif

Face à ce silence d’au moins deux semaines nous avons décidé de commencer à communiquer sur le sujet au travers de tweets (en annexe), d’une campagne de collage ainsi qu’en disposant des flyers dans l’Espace de la Vie Étudiante. Nous trouvons important de rendre public ce silence administratif sur un moyen matériel du campus, qui ne nous semble pas si problématique à fournir dans une université capable de satisfaire le jury de l’Initiative D’EXcellence (IDEX) !

Parallèlement, nous écrivons une relance le 5 mars au même destinataires que le courriel du 22 février mais ajoutons le Vice-Président Numérique J-M.Chesneaux.

Première réponse : Espoir?

Et le 7 mars, bonne nouvelle! Enfin une réponse de la part de l’administration:

Bonjour,
Je vous réponds tardivement et m’en excuse. Je prends bonne note de ces informations qui m’ont été confirmées par les services de la DSI.

Je vous confirme que nous allons mener une étude de couverture des locaux indiqués afin de chiffrer les besoins en câblage et bornes pour améliorer la qualité du réseau sans fil.

Je ne manquerai pas de revenir vers vous dès que j’aurai des éléments.

Bien cordialement,

Le Directeur de Direction de l’aide au pilotage et de la transformation numérique (DAPTN)

Nous saluons cette réponse et apprécions sa transparence, nous espérons que suivront les travaux nécessaires à la couverture WiFi de l’Espace Vie Étudiante.

Par ailleurs nous tenons à remercier la Direction des Services Informatiques et les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante qui ont pris le temps de nous répondre très rapidement à nos interrogations.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement de ce sujet c’est promis. 😉

Et demain?

En attendant la suite une affiche pour vous informer devant l’EVE.

Dans un futur plus lointain nous aimerions qu’il soit moins fastidieux pour les usagers et personnels de reporter des dysfonctionnements dans notre université. Tout étudiant·e ou personnel devrait pouvoir contribuer à l’amélioration des conditions d’études et d’accueil de l’université sans vivre un parcours du combattant tel que celui-là!

 

Par exemple l’ouverture et la formation à l’utilisation d’un système de report d’incidents tel que la « hotline de Sorbonne Université », plus général et ouvert aux étudiant·e·s pourrait être un début.

Et si vous vouliez vous aussi faire comme nous?

Si vous aussi, étudiant·e·s ou personnels du campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, souhaitez reprendre notre démarche pour signaler un souci à un service, faire avancer un dossier ou bien questionner les élus et vices-présidents comme nous l’avons fait, sachez que votre meilleur outil est l’annuaire de l’ex UPMC. La recherche par service est très pratique! 🙂

L’Espace Numérique de Travail (ENT) est une ressource précieuse, aussi si vous avez besoin d’un texte, statuts ou autre document de l’université (comme le document du budget) nous reviendrons dessus prochainement. 😉

Annexes

Les tweets en question:

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Compte-rendu : atelier de préparation du projet d’établissement de Sorbonne U (19/01/2018)

Ci-dessous une version allégée du CR complet, accessible ici.

Le 19/01/2018, de 14h10 à 16h15, en amphi C (campus Pitié).

Étaient présent·e·s une soixantaine de personnes (à vue d’œil), parmi lesquelles 6 étudiant·e·s (4 AGEP, 2 Solidaires Étudiant-e-s Jussieu*). Pour « présider » l’atelier, Laurent Buisson, vice-président « partenariats économiques » (ou quelque chose comme ça) ; animateur·ice·s : une femme travaillant à l’orientation et l’insertion professionnelle (sciences), une femme travaillant en LEA (lettres), une élue AGEP du conseil de fac de médecine, et un élu AGEP membre du bureau de Sorbonne U.

Introduction

Je m’y suis rendu avec une camarade de Solidaires sans trop savoir vers quoi on s’engageait.

Buffet à l’entrée de l’amphi, ça fait toujours plaisir avant de discuter entre gens sérieux de l’avenir de l’université.

En introduction, Mr Buisson rappelle que c’est la première fois que la définition du projet d’établissement (obligatoire tous les 5 ans) coïncide avec l’année d’une fusion. Les autres universités de la même vague (comprendre : même année) devaient rendre le leur en septembre, SU (Sorbonne Université) a négocié pour rendre le sien en avril.

Le calendrier de travail pour ce projet d’établissement est en annexe dans la version complète. Les ateliers de cette semaine servent à mettre en évidence les problèmes, idées et projets auxquels le projet d’établissement peut répondre. D’autres en févriers définiront les priorités parmi les points évoqués. Mr Buisson se félicite que « la diversité de Sorbonne Université » soit présente (pas vu beaucoup de nos camarades des syndicats pro, ni beaucoup d’étudiant·e·s, mais bon). On entend dans les haut-parleurs le son de l’amphi d’à côté : SU, cette université high-tech.

 

Des idées en tout genre

La première partie concernait l’orientation et les choix des étudiant·e·s. Il a été question de la diversité sociale à Sorbonne U, et d’éventuelles voies d’accès spécifiques pour les lycéen·ne·s issu·e·s de milieux défavorisés. On a aussi tenté d’évoquer les dangers de la loi Vidal, d’aborder les questions de sélection, de moyens, de mise en œuvre de la réforme … sans succès. Réponse de l’animatrice : « La CFVU travaille actuellement dessus », point ; et pas franchement de soutien dans la salle. Il a aussi été question de l’articulation formation initiale/formation continue, et de la prise en charge des étudiant·e·s en L1.

On a ensuite abordé la poursuite de la transformation de la licence, avec les questions de partenariats internationaux à prendre en compte, de majeure-mineure et de 4ème année « bonus » pour avoir un second diplôme de licence dans sa mineure. On a parlé individualisation des parcours, notamment en ce qui concerne les étudiant·e·s salarié·e·s, et cours filmés, parce qu’on est une université de pointe, faudrait pas l’oublier.

On a rapidement évoqué « l’appui à la formation et l’innovation pédagogique », en parlant de réduire les temps de cours présentiels des étudiant·e·s pour leur permettre d’avoir plus de temps pour se faire aider individuellement.

La partie suivante concernait le suivi des étudiant·e·s et l’insertion professionnelle. J’aurais bien aimé aborder l’OIP, mais le contexte ne s’y prêtait pas. A la place, on a parlé valorisation de l’engagement étudiant, stages pour éviter de sortir de l’université sans expérience professionnelle, et visite d’entreprises. Il a été reconnu que les compétences développées par les étudiant·e·s lors de leur cursus ne sont pas seulement disciplinaires. Par ailleurs, un projet de monitorat étudiant semble envisagé.

 

On a ensuite abordé la plus grosse partie de l’atelier : la vie étudiante. La copine avec qui j’étais a parlé du projet que l’on porte avec d’autres asso d’ouvrir un bâtiment pour que nous puissions enfin bénéficier de locaux, mais on reviendra là-dessus dans un prochain article. Les personnes présentes n’ont pas eu l’air de le désapprouver, l’une d’entre elle posant même la question : « Aura-t-on le courage politique d’accorder du temps à la vie associative et à l’oisiveté éclairée ? ». On a pas mal discuté du temps et des espaces dédiés à la vie étudiante, et on est revenu sur la question de la valorisation de l’engagement … en concluant qu’il ne faudrait pas que ça serve à compenser de « vraies » UE.

On a parlé restauration, avec le manque de restaurants dans certains campus de médecine, ainsi qu’au travers de la demande croissante en restauration respectueuse de l’environnement et des producteur·ice·s, avec notamment les circuits courts.
On a appris qu’il pourrait peut-être, à l’avenir, y avoir des logements étudiants sur Jussieu, ou sur des terrains appartenant à Sorbonne U dans Paris. On a également appris que « le schéma directeur de Jussieu prévoit des espaces de vie de campus rue Cuvier [côté bâtiment F] : il ne s’agirait pas de locaux d’enseignement ni de labos, mais éventuellement de logements, d’installations sportives … ou de locaux associatifs ».

Une personne est revenue sur les questions de réforme, en mettant en avant Parcoursup, et le fait que le « oui si » ne serait que cosmétique : faute de financements et d’embauche d’enseignant·e·s, il n’y aura probablement aucun parcours de remise à niveau proposé dans les 1 à 2 ans à venir, donc aucune réponse « oui si ». Par ailleurs, le problème de la saturation des filières et de l’impossibilité de réorientations internes au cours de l’année dans ces conditions a été mise sur la table … mais est quasiment resté sens réponse. L’assistance semblait tout de même s’accorder sur le fait que les délais sont trop courts, et les locaux trop petits pour pouvoir s’adapter à une telle réforme d’ici la rentrée prochaine.

 

On est ensuite passé à la partie « vie des campus », où la possible création d’une « pass culture et sport » a été évoquée. Globalement, cette partie a surtout concerné les questions de sport (gratuit, mais les étudiant·e·s n’en profitent pas suffisamment) et de culture (ouverture des campus sur leur quartier, besoin d’un lieu dédié à l’action culturelle sur Jussieu).

Les humanités numériques ont rapidement été évoquées, il semble nécessaire de ne pas les laisser uniquement aux mathématiciens et informaticiens, mais de les intégrer dans toutes les formations.

Après ça, on a parlé d’« apprendre à entreprendre », avec le cas des étudiant·e·s montant leur entreprise.

Pour finir, la question de « comment faire prospérer la communauté » de Sorbonne U, et plus précisément « comment créer un sentiment d’appartenance », a été posée. Plusieurs pistes ont été proposées, comme des cérémonies de remise des diplômes ou le développement de réseaux d’ancien·ne·s étudiant·e·s.

 

Conclusion

La séance s’est finie assez abruptement, mais bon. Personnellement, je n’ai pas pu aborder tous les points que j’aurais aimé (OIP, compensation, startup, IDEX), mais le climat ne s’y prêtait pas trop, et de toute façon la plupart des questions sont restées sans réponses. Si ça se trouve c’était le but et j’ai rien compris.

Je ne regrette pas du tout d’y être allé, on a appris quelques trucs et on a pu tenter de porter une certaine vision de la fac, même si on était ultra-minoritaires. Affaire à suivre tout de même.

* Membres des listes « Alliance Solidaires et Déchaînées ».

CFVU bloquée : défendons nos droits

CFVU bloquée : défendons nos droits

écrit le 18/01/2018; version pdf

Aujourd’hui devait avoir lieu la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) de Sorbonne Université, née de la fusion de Paris Sorbonne (Paris 4) et l’UPMC (Paris 6). A l’ordre du jour, se trouvaient notamment la validation (oserait-on parler de vote ?) des « attendus » et des « capacités d’accueil » de l’université. Elle a été reportée suite au blocage mené par des étudiant·e·s de l’université.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de l’approbation et de la mise en place locale de la sélection à l’entrée de l’université, et ce à huis clos et dans la précipitation. A huis-clos, parce que la CFVU est composée de 36 membres (dont 16 « représentant·e·s » étudiant·e·s élu·e·s à 8,5% de participation), et qu’en dehors très peu d’information ont filtré, très peu de concertations (aucune avec les étudiant·e·s) ont été tenues. Dans la précipitation, parce que la présidence, s’accommodant pleinement des contraintes gouvernementales, souhaite faire appliquer au plus vite une loi même pas encore votée.
Les documents préparatoires sont consultables sur notre site, à l’adresse suivante : https://solidaires-etu-jussi.eu/attendus-criteres-capacites-accueil/
On y voit notamment des capacités d’accueil stables par rapport à l’année précédente (pas de hausse, donc), des attendus flous et difficilement appréciables, tandis que les critères de triages des dossiers semblent, eux, bien plus clairs puisqu’il s’agit des bulletins de notes de première et terminales, et plus précisément d’avoir de « très bonnes notes en sciences, français et anglais ». Que viennent faire ces deux dernières matières ? Mystère… à moins que l’on imagine que la plupart des candidat·e·s à l’entrée ont des résultats corrects en sciences, et qu’il faut donc un critère pour les départager.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu s’insurge face à cette énième attaque contre le service public d’enseignement supérieur. Certain·e·s prétendent que cette réforme servira la « démocratisation de l’enseignement supérieur ». Mensonge, ou bêtise ! Fermer l’accès de l’université aux classes populaires (qui, rappelons-le, sont celles qui aujourd’hui peinent le plus à accéder à l’enseignement supérieur et sont les plus présentes dans les lycées professionnels), faire des économies sur le dos des étudiant·e·s actuel·le·s et futur·e·s, voilà le fond de cette réforme !
Chez nous, le président J.Chambaz, suivi de près par les autres élu·e·s Réunis et Bouge ta Fac (FAGE), souhaite l’appliquer sans plus de discussion ni d’information. Nous avons donc décidé de participer au blocage de la CFVU d’aujourd’hui aux côtés d’autres étudiant·e·s, membres d’organisations (Solidaires P4, l’AGEPS, l’UNEF …) ou non, afin d’empêcher que soit acté ce recul historique de nos droits.
Ce n’est cependant que partie remise, puisque la séance a été reportée à une date dont nous n’avons pas encore connaissance. Nous resterons vigilant·e·s quant aux prochaines étapes. En attendant, nous serons présents à l’assemblée générale d’information que nous coorganisons avec de syndicats de personnel lundi 22 janvier à 12h45 en amphi Durand (bâtiment Esclangon), et invitons tou·te·s les étudiant·e·s de Jussieu (et de Sorbonne Université) à y prendre part.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Attendus, critères et capacités d’accueil à la fac de sciences de Sorbonne Université

Édition du 21 janvier 2018: Ajout des attendus en 2017 à titre indicatif.

Le saviez-vous ? D’après le gouvernement, une loi n’a pas besoin d’être votée pour être appliquée. En effet, alors que le projet de loi «relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants» (c’est son nom officiel) n’a pas encore été adopté¹, le gouvernement fait pression sur les différents protagonistes de l’enseignement pour préparer et appliquer sa réforme.

Localement, dans les universités, ça se traduit par l’injonction à faire remonter les capacités d’accueil de chaque formation, leurs «attendus» (publics, affichés sur Parcoursup), et leurs «critères d’appréciation» des candidatures (interne à chaque établissement). En théorie, tout cela doit être validé par la CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) de chaque établissement. Avant cela, c’est aux différentes composantes qui gèrent les formations (facultés, UFR [Unité de Formation et de Recherche], départements, etc.) de les établir.

Nous avons pu nous procurer les documents transmis au conseil de la faculté des sciences de Sorbonne Université à ce sujet, et vous proposons de les consulter ci-dessous :

Source 2017 : A titre indicatif les capacités d’accueils en 2017 à l’UPMC.

Pour ce qui est des capacités d’accueil, elles sont équivalentes aux années précédentes, pas de surprise.

Quant aux attendus, on pourra s’étonner de voir figurer la «pensée critique», la «capacité au débat» ou la «curiosité du monde universitaire», difficilement évaluables, ou encore la capacité à «se documenter, mener une bibliographie», compétence censée être développée en licence, et pas avant !

Les critères d’appréciation des candidatures ne sont pas franchement surprenants non plus, mis à part la prise en compte des notes de français et d’anglais qui pourront étonner. On regrettera tout de même qu’au final, les candidatures soient effectivement jugées sur des critères chiffrés (les notes), donc probablement de façon assez mécanique, et en privilégiant certain·e·s lycéen·ne·s. <ironie>Mais pas de panique, c’est toujours pas de la sélection !</ironie>

Nous ne nous faisons pas d’illusions : à Sorbonne Université, contrairement à d’autres universités, et encore plus au sein de la faculté de sciences, ces documents seront adoptés sans trop de résistance. Toutefois, nous continuerons à nous opposer à cette réforme que nous jugeons inacceptable, néfaste autant pour les lycéen·ne·s que pour les étudiant·e·s et les professeur·e·s.

¹: Dans le détail : il a été adopté par l’Assemblée Nationale; il doit maintenant être lu et (éventuellement) amendé par le sénat, puis passer par une commission mixte paritaire (composée de membres des deux assemblées) pour être définitivement adopté. Pour entrer en application, la loi doit enfin être promulguée au journal officiel. En clair : on n’y est pas encore !