Catégorie : Communiqués

Plateforme d’aide aux candidat·e·s de Parcoursup

Plateforme d’aide aux candidat·e·s de Parcoursup

Alors qu’il y a toujours entre 17 000 et 60 000 candidat·e·s à Parcoursup n’ayant pas reçu de proposition d’admission satisfaisante (sans compter les 150 000 ayant quitté la plateforme parce qu’ayant trouvé mieux … ou en désespoir de cause), nous nous faisons le relai de la campagne nationale d’aide et d’accompagnement des candidat·e·s lancée par la fédération Solidaires étudiant·e·s. Le communiqué dont est issu cet article est disponible en version pdf ici.

Les propositions d’admission par l’intermédiaire du site ParcourSup ont été envoyées aux lycéen·ne·s le 22 mai. Comme nous nous y attendions, cette procédure ne remédie pas aux problèmes posés les années précédentes mais les accentue: plusieurs centaines de milliers d’étudiant·e·s et de lycéen·ne·s ont vu tous leurs vœux refusés ou mis en attente, la procédure est longue et stressante, et son fonctionnement est opaque.

Alors que le ministère brandit semaine après semaine le nombre de candidat·e·s ayant reçu au moins une réponse positive, nous nous inquiétons du nombre de celles et ceux ayant été refusé·e·s (ou étant toujours en attente) dans la formation qu’ils et elles souhaitaient en priorité. Si Madame Vidal affirme souhaiter que chacun·e ait une place à la rentrée, nous allons plus loin: nous exigeons que chacun·e ait la place de son choix.

C’est dans cette optique que la fédération Solidaires étudiant·e·s met en place un questionnaire d’aide aux candidat·e·s de ParcourSup dont les vœux seraient refusés, en attente, ou ayant des difficultés à s’inscrire, accessible dès maintenant à l’adresse suivante:

https://frama.link/solidaires-parcoursup

Notre objectif est triple: rendre compte des problèmes rencontrés dans toute la France suite à la mise en place de ParcourSup, informer les candidat·e·s sur leur situation ainsi que leurs droits et, à leur demande, les mettre en contact avec un syndicat présent dans l’établissement auquel ils ou elles souhaitent accéder afin de les accompagner dans leurs démarches.

La fédération Solidaires étudiant·e·s réaffirme qu’étudier dans la formation de son choix est un droit, et qu’elle fera en sorte de le faire respecter.

Communiqué relatif à l’occupation d’un bâtiment par les exilé-e-s

Communiqué relatif à l’occupation d’un bâtiment par les exilé-e-s

Édition du dimanche 4 mars 2018: Un rassemblement est prévu en bas de la tour Zamansky à partir de 14:00 le mercredi 7 mars 2018, pour exprimer le mécontentement et l’indignation à propos du comportement de la présidence face à la gestion de cet évènement.

Ce mercredi 28 février 2018, une occupation d’un bâtiment sur le campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université par les exilé·e·s a eu lieu de 11:00 jusqu’à 16:30.

Ce bâtiment préfabriqué situé sous le bâtiment A à côté du restaurant universitaire était inutilisé mais chauffé et pourvu en électricité, en eau courante et en sanitaires.

Une délégation composée d’étudiant·e·s, exilé·e·s, de représentants de la présidence et de représentants syndicaux du personnel a été reçue à 14:00 environ par la présidence de l’université pour décider de la suite des évènements. Cependant, parallèlement à cette discussion un contrôle des cartes à l’entrée a été décidé, puis le campus a été fermé administrativement, aucun·e étudiant·e·s et personnels ne pouvaient plus entrer, ni sortir de l’université jusqu’à 16:30.

À partir de 16:30 les sorties étaient à nouveau possibles, cependant toujours impossible de rentrer!
Les entrées ont été à nouveau autorisées à partir de 18:00 environ seulement! De plus, aucune information n’a été transmise aux étudiant·e·s comme aux personnels sur cette fermeture administrative.

Quand l’administration ferme ta fac pour quelques exilé·e·s…

Nous trouvons cela fortement irresponsable de la part de l’administration de perturber volontairement la tenue des cours et des partiels. D’autant plus qu’il n’y avait pas lieu de le faire, il ne s’agissait que de quelques exilé·e·s pacifistes et leurs soutiens qui cherchaient à se soustraire au froid sévissant  sur la capitale.

Au retour de la délégation, il était proposé aux exilé·e·s de quitter le campus de force avec l’action des forces de l’ordre (15 camions au plus fort et patrouilles d’intimidation devant les entrées), d’aller au camp de la Chapelle ou d’être livré à eux même hors du campus, trois propositions faites par la présidence.

Au terme d’une réunion pour décider de la suite des événements, les exilé·e·s ont choisi de sortir par eux même accompagnées de leurs soutiens avec la « promesse » de la présidence et des forces de l’ordre de ne pas ingérer et ni de procéder à des contrôles d’identité

Nous Solidaires Étudiant·e·s Jussieu, notons l’absence de solidarité de la part de la présidence et sa surréaction face à des personnes démunies.

Déroulement heure par heure rédigé avec des témoignages de soutiens:

  • 10:30 : Entrée des exilé·e·s et des soutiens sur le Campus Pierre et Marie Curie. Certains médias sont présents notamment LesInRockuptibles et Libération.
  • 11:00 : Entrée dans le bâtiment et envoi des courriels à l’administration pour amorcer un dialogue.
  • 11:10 : Vigiles devant le bâtiment alors que les barricades se mettent en place. Des sandwichs sont apportés et ne peuvent rentrer que si au moins un vigile peut rentrer pour compter les personnes a l’intérieur. Le responsable de la sûreté est autorisé à rentrer pour vérifier l’état du bâtiment. Certains vigiles essaient de prendre des photos de l’intérieur de l’occupation et des soutiens avec leur téléphone personnel.
  • 11:30 : Les vigiles essaient d’entrer de force par des entrées barricadées.
  • 11:45 : Les sandwichs peuvent être distribués dans le bâtiment et les vigiles se positionnent passivement devant le bâtiment.
  • 12:00 à 13:00 : Des soutiens partent tracter devant le restaurant universitaire du CROUS et devant le campus place Jussieu.
  • 13:00 : Des policier·e·s discutent avec les vigiles, déjà au moins 5 ou 6 camions de Compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont positionnés devant la fac.
  • 13h30 : Ces camions de CRS partent et reviennent autour du campus.
  • 13:50 : Des agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) et des Renseignements Généraux (RG) voir SCRT rentrent sur le campus en uniforme civil.
  • 14:00 : Une assemblée générale à lieu dans le bâtiment et décide d’envoyer une délégation pour négocier avec l’administration. L’entrée se fait au compte-goutte et quelques contrôles de cartes étudiantes au faciès réalisé par la sûreté.
  • 14:15 environ : Les entrées du campus sont fermées, personne ne peut rentrer, puis les sorties sont aussi interdites.
  • 14:30 : Certain·e·s étudiant·e·s marchent sur des poutres au-dessus des «douves» pour pouvoir sortir de la fac. Les étudiant·e·s ne savent pas pourquoi la fac est fermée, les soutiens des exilés essaient d’expliquer la situation. La délégation part pour négocier, composée de responsables syndicaux, étudiant·e·s et exilés
  • 15:43 : On peut observer qu’une chaîne déposée par la sûreté entrave la grille principale de Jussieu et un petit panneau indique que le campus est fermé.
  • 15:50 : Fin de la négociation, les membres de cette dernière retournent au bâtiment.
  • 16:00 : Les sorties sont autorisées à nouveau. Une assemblée générale est faite dans le bâtiment. Environ 15 camions de CRS au plus fort, patrouilles sur la place Jussieu et brigades déployées à chaque entrée.
  • 17:00 : La décision est prise par les exilé·e·s est prise de quitter le bâtiment leurs soutiens les accompagnent vers Paris 8. Le directeur de la logistique de l’université vient au bâtiment occupé pour indiquer que la décision doit être prise et appliquée dans l’heure qui suit.
  • 17:15 : départ pour la ligne 7 du groupe exilé·e·s et soutiens station de métro Sully-Morland, accompagné d’un commandant de police,  afin garantir la « promesse » de non contrôle jusqu’au au métro.
  • 17:43 : Problèmes sur la ligne 13 « De Carrefour Pleyel à Université. Grille des stations fermées, «défaut d’alimentation électrique» selon la RATP. Le groupe se déplace jusque à Paris 8 sur trois stations à pied où en bus.
  • Environ 18:00: Entrées à nouveau autorisées à Jussieu, cependant contrôles des cartes d’étudiant·e·s «s’apparentant» à un soutien ou exilé·e·s…
  • Environ 19:50 : Arrivée des derniers exilé·e·s et des soutiens qui les ont accompagnés à Paris 8 au bâtiment A. Malheureusement plusieurs d’entre eux ont préféré retourner à la rue dans le froid pour diverses raisons.

En annexes:

Publications de la CGT Sorbonne Université:

Revue de presse: (sera étoffé dans un futur proche)

Édition: Corrections de typo et reformulations; ajouts de liens; ajout des communiquées de la CGT Sorbonne université; ajout du suivi heure par heure.

CFVU bloquée : défendons nos droits

CFVU bloquée : défendons nos droits

écrit le 18/01/2018; version pdf

Aujourd’hui devait avoir lieu la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) de Sorbonne Université, née de la fusion de Paris Sorbonne (Paris 4) et l’UPMC (Paris 6). A l’ordre du jour, se trouvaient notamment la validation (oserait-on parler de vote ?) des « attendus » et des « capacités d’accueil » de l’université. Elle a été reportée suite au blocage mené par des étudiant·e·s de l’université.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de l’approbation et de la mise en place locale de la sélection à l’entrée de l’université, et ce à huis clos et dans la précipitation. A huis-clos, parce que la CFVU est composée de 36 membres (dont 16 « représentant·e·s » étudiant·e·s élu·e·s à 8,5% de participation), et qu’en dehors très peu d’information ont filtré, très peu de concertations (aucune avec les étudiant·e·s) ont été tenues. Dans la précipitation, parce que la présidence, s’accommodant pleinement des contraintes gouvernementales, souhaite faire appliquer au plus vite une loi même pas encore votée.
Les documents préparatoires sont consultables sur notre site, à l’adresse suivante : https://solidaires-etu-jussi.eu/attendus-criteres-capacites-accueil/
On y voit notamment des capacités d’accueil stables par rapport à l’année précédente (pas de hausse, donc), des attendus flous et difficilement appréciables, tandis que les critères de triages des dossiers semblent, eux, bien plus clairs puisqu’il s’agit des bulletins de notes de première et terminales, et plus précisément d’avoir de « très bonnes notes en sciences, français et anglais ». Que viennent faire ces deux dernières matières ? Mystère… à moins que l’on imagine que la plupart des candidat·e·s à l’entrée ont des résultats corrects en sciences, et qu’il faut donc un critère pour les départager.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu s’insurge face à cette énième attaque contre le service public d’enseignement supérieur. Certain·e·s prétendent que cette réforme servira la « démocratisation de l’enseignement supérieur ». Mensonge, ou bêtise ! Fermer l’accès de l’université aux classes populaires (qui, rappelons-le, sont celles qui aujourd’hui peinent le plus à accéder à l’enseignement supérieur et sont les plus présentes dans les lycées professionnels), faire des économies sur le dos des étudiant·e·s actuel·le·s et futur·e·s, voilà le fond de cette réforme !
Chez nous, le président J.Chambaz, suivi de près par les autres élu·e·s Réunis et Bouge ta Fac (FAGE), souhaite l’appliquer sans plus de discussion ni d’information. Nous avons donc décidé de participer au blocage de la CFVU d’aujourd’hui aux côtés d’autres étudiant·e·s, membres d’organisations (Solidaires P4, l’AGEPS, l’UNEF …) ou non, afin d’empêcher que soit acté ce recul historique de nos droits.
Ce n’est cependant que partie remise, puisque la séance a été reportée à une date dont nous n’avons pas encore connaissance. Nous resterons vigilant·e·s quant aux prochaines étapes. En attendant, nous serons présents à l’assemblée générale d’information que nous coorganisons avec de syndicats de personnel lundi 22 janvier à 12h45 en amphi Durand (bâtiment Esclangon), et invitons tou·te·s les étudiant·e·s de Jussieu (et de Sorbonne Université) à y prendre part.

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu