Auteur : JussieuAdmin

Le grand administrateur polycéphale
La police tue, la justice acquitte

La police tue, la justice acquitte

En août 2018, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) a publié son rapport annuel. Il nous apprend qu’en 2017 la police a ouvert le feu près de 400 fois, soit une augmentation de 54% par rapport aux chiffres de 2016. Cette forte hausse peut être directement reliée à une nouvelle législation datant de février 2017 élargissant les situations de légitime défense où l’agent est autorisé à faire feu, notamment les cas de fuite en véhicule qui sont considérés comme telles. Un triste corollaire étant que le nombre de meurtres par la police est lui aussi en augmentation, avec plusieurs victimes au volant d’une voiture au moment du meurtre (Gaye Camara, Aboubakar Fofana…).

C’est majoritairement dans les quartiers des grandes villes que cette violence se manifeste quotidiennement et de la façon la plus extrême, comme le témoignent les meurtres d’Adama Traoré ou de Zyed et Bouna… Les contrôles racistes y sont aussi omniprésents, sources d’humiliations et de violences.

A noter que 56% des meurtres sont commis avec des armes de service. Et 24 armes de policiers ont été perdues ou volées depuis le début de l’année, rien qu’en Île-de-France. Récemment Vanessa Campos, travailleuse du sexe trans et racisée, a été assassinée au bois de Boulogne avec une de ces armes.

Un des piliers de cette injustice est la grande impunité judiciaire et la violence que la police est autorisée à exercer (port d’armes, cas de légitime défense larges, arrestations violentes…). En effet, peu de victimes ont obtenu justice jusqu’à lors : le procès du meurtre de Zyed et Bouna, tués il y a 10 ans, n’a eu lieu qu’il y a 2 ans, et les policiers ont été relaxé. Mais des groupes de soutien et des comités (comme Justice pour Adama) ne laissent pas les familles seules face à leur colère et témoignent d’une grande solidarité.

Les violences policières sont aussi présentes pour réprimer les mouvements sociaux. En 2014, Rémi Fraisse mourait par le tir d’une grenade offensive et depuis 2013, on compte 6 morts par « armes non létales ». Des manifestant-e-s sont victimes de mutilations régulièrement (comme Maxime Peugeot qui a eu la main arrachée en mai 2018 à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes).

Et là encore, les interventions policières sont racistes. Dans des camps de réfugié-e-s ou à des occupations comme celle de l’université Paris 8, les expulsions sont faites dans la violence physique et verbale. Les couvertures et tentes sont jetées, rendues inutilisables. On ordonne aux réfugié-e-s de ne parler que le français… Sous des excuses humanitaires de « mises à l’abri », la police effectue des rafles ultra-violentes pour détruire toute organisation et démoraliser les réfugié-e-s et leurs soutiens.

C’est également dans l’acharnement judiciaire que cette violence se retrouve : %Loïc en cavale après avoir dû affronter de nombreux procès illégitimes,
l’affaire de Tarnac qui resurgit 10 ans après les faits, une vague de perquisitions à Bure avec 60h de garde à vue pour certaines personnes, plus de 100 lycéen-ne-s placé-e-s en garde à vue pendant 48h après l’occupation du lycée Arago à Paris…

Plus les armes seront légitimées et la police acquittée, plus il y aura de victimes et de violences.
L’affaire Benalla n’est peut-être pas si exceptionnelle : All Cops Are Benalla.

Pour aller plus loin :

– Bastamag : bastamag.net/webdocs/police/, 2018
– ACAT (Action des Chrétiens Pour l’Abolition de la Torture) : rapport « L’ordre et la force », 2016
– infokiosques.net (thèmes « prison, justice, répression »)
– http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

Expulsions en série

Expulsions en série

Les débats autour de la loi Asile et Immigration ont permis de mettre en lumière la lutte des sans-papiers, ancienne mais souvent invisibilisée.

Pour protester contre cette loi et loger celleux qui dormaient à la rue, plusieurs facs ont été occupées l’année dernière. Si à Jussieu l’occupation en pleine vague de froid fût évacuée sans ménagement sous menace policière par la présidence de la fac — alors que le bâtiment occupé était vide et chauffé –, certaines ont duré. Pendant trois mois des exilé·es ont occupé des bâtiments de l’université de Nantes, et l’occupation d’un bâtiment à Paris 8 à Saint-Denis a duré quatre mois.

Malgré les promesses de régularisation de la présidente de Paris 8, les éxilé·es ont été expulsé·es en juin dernier, dans des conditions particulièrement violentes. Les personnes ont été séparées selon leur couleur de peau, et celleux s’exprimant en arabe ont été gazé·es sans ménagement. A noter aussi l’expulsion récente du squat Schaeffer à Aubervilliers, forçant les occupant·es à s’installer dans le square attenant, sans possibilités de se protéger des intempéries.

Une pensée pour les familles des vitrines

Une pensée pour les familles des vitrines

Le traitement médiatique de la violence [Attention, cet article parle de violences policières]

 

Que l’on pense qu’une forme de violence soit légitime ou pas, le traitement médiatique de cette violence diffère totalement en fonction de qui l’exerce. Ce sont les dominants qui écrivent l’histoire, et conditionnent le récit médiatique.

Prenons comme exemple le traitement médiatique réservé aux manifestant·es. L’imaginaire qui est mobilisé dans ce cas est celui de la brutalité, de l’agressivité et de la volonté de destruction. Un cas récent et concret* : une manifestation dans le cadre d’un festival antifasciste, où un feu a été allumé dans une banque et où il n’y a eu aucun·e blessé·e ni chez les policiers, ni chez les manifestant·es.

D’abord, le titre racoleur « Une manifestation antifasciste dégénère à Angers » évoque des images choc pour ce qu’il s’est réellement passé. Ensuite il y a cette phrase : « En marge de la manifestation, plusieurs casseurs en tête du cortège se sont attaqués à des banques et à des policiers », qui présente une violence consciente et planifiée du cortège de tête, impliquant une agressivité naturelle et non justifiée. Elle implique aussi que c’est la tête du cortège qui a débuté les hostilités et donc qu’elle est la seule origine de violences.

L’expression « En marge de la manifestation » est aussi très importante, car elle sépare les actions du cortège de tête du reste de la manifestation. Or ces actions s’inscrivent dans le contexte et les raisons de la manifestation. Sortir l’action de son contexte permet ainsi de la discréditer.

La phrase qui suit « Plusieurs vitrines de banques du centre-ville ont été brisées et une autre incendiée tandis que des policiers qui encadraient la manifestation ont été victimes de jets de projectiles. » renforce cette idée de violence spontanée des manifestant·es et donne une vision de la police très orientée : celle-ci « encadre » puis est « victime ». Ces expressions placent la police hors du conflit et la traitent au même titre que les vitrines innocentes.

La police est pourtant un élément actif de la violence.
Ils frappent, chargent, attaquent, poursuivent, arrêtent, harcèlent.
Le paragraphe suivant donne la parole à la municipalité d’Angers, qui se place du côté de la police. Aucune autre personne n’est interrogée, et aucune information sur les motivations de la manifestation n’est donnée.

On retrouve systématiquement cet écart dans le traitement par les médias de la violence.

La violence du gouvernement et de la police (violence institutionnelle) est toujours présentée comme légitime et défensive, là où les actions des militant·es et manifestant·es, sont présentées comme violentes et agressives.

En général cette différenciation se déploie de la manière suivante :

— Quand la police commet des violences contre des personnes (harcèlement, coups, blessures), c’est le champ lexical de la défense qui est utilisé. Les violences des policiers sont toujours justifiées : les manifestant·es les méritent. Quand un policier tue quelqu’un, on va analyser profondément le profil de la victime et trouver le plus d’informations dégradantes sur elle (casier judiciaire, habitudes de vie, etc).

— Quand des manifestant·es dégradent du matériel, c’est le champ lexical de la brutalité, de l’agressivité et du danger qui est utilisé. Dans l’exemple précédent, quand un·e manifestant·e casse ou tague une banque, les raisons de ces dégradations ne sont pas abordées : ça peut être lié aux scandales touchant certaines banques ; ou bien être une attaque symbolique, les banques ayant un rôle important dans le maintien d’une économie capitaliste de merde.

Lorsque l’on parle des victimes des policiers, il s’agit d’un « accident », voire d’une « bavure », d’un « dérapage ».
C’est complètement hypocrite : la majorité des victimes de la police (mort·es ou blessé·es) le sont dans le cadre de contrôles réglementaires et légaux.

* https://www.bfmtv.com/police-justice/une-manifestation-antifasciste-degenere-a-angers-1528692.html

Les douleurs de règles ne sont pas normales

Les douleurs de règles ne sont pas normales

L’endométriose est une maladie chronique grave, invalidante, qui touche 10% à 20% des femmes* partout dans le monde, c’est ENORME.
Quelques symptômes : règles douloureuses, douleurs dans le bas-ventre (notamment lors de pénétration vaginale), problèmes urinaires, problèmes intestinaux, fatigue chronique.

Pourquoi ?
Du tissu semblable à l’endomètre (tissu tapissant l’intérieur de l’utérus, que l’on perd pendant les règles) se développe à des endroits où il ne devrait pas : ovaires, vagin, rectum, vessie, intestin, thorax… Peu importe où il se trouve, ce tissu continue de réagir aux hormones : il saigne pendant les règles, créant des hémorragies internes, une réaction inflammatoire chronique, à l’origine de douleurs très intenses.

Le délai du diagnostic est d’environ SEPT ANS après l’apparition des premiers symptômes ! C’est en grande partie dû au peu d’importance qu’on accorde à la douleur des femmes. Pendant que cette douleur est ignorée, la maladie progresse et cause des dégâts irréversibles : l’endométriose est la première cause d’infertilité des femmes en France. Le diagnostic est posé à la suite d’examens : échographie pelvienne endovaginale (introduction d’un appareil enduit de gel dans le vagin), Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM), colo-scanner.

Il n’existe pas de traitement spécifique. L’endométriose implique une prise en charge médicale à vie : anti-douleurs, anti-inflammatoires, contraceptifs, voire chirurgie.

Pourquoi si peu de remèdes ?

Pourquoi une maladie si grave et fréquente demeure si mystérieuse ?
Les origines de cette maladie, pourtant très invalidante et fréquente, sont méconnues.
Parce qu’on ne fait pas assez de recherche dessus. Parce que c’est une maladie qui ne concerne pas les hommes. Conséquences au quotidien pour les femmes atteintes : difficulté à effectuer les actions de la vie quotidienne, à entretenir une vie sociale et familiale ; scolarité, études et vie professionnelle perturbées, discriminations au travail, isolement, dépression.

Si vous pensez que vous êtes concernée, il est important de consulter un·e gynécologue ou un·e généraliste. [CW : mention de violences gynécologiques] On risque de vous rembarrer, de vous dire que vous êtes une chochotte, de prendre un ibuprofène et ça ira, on vous parlera mal et on ne vous prendra peut-être pas au sérieux…
Mais vous aurez raison de forcer si vous le pouvez, vous n’êtes pas responsable, vous souffrez, et il faut qu’on vous fournisse une prise en charge adaptée pour mieux supporter les douleurs ! Ici une liste de gynécologues :
A propos

Si vous avez besoin de soutien vous pouvez vous adresser notamment au Collectif féministe de Paris 6 (par mail collectif-feministe@protonmail.com).

Trouvez plus d’infos : endomind.org, info-endometriose.fr

*peut concerner, en fait, toute personne munie d’un vagin : des femmes cisgenres mais aussi des hommes trans, des personnes intersexes et des personnes non-binaires.

Lettre ouverte à Patrick Polo, directeur de la licence de mathématiques

Lettre ouverte à Patrick Polo, directeur de la licence de mathématiques

Monsieur,

 

Solidaires Étudiant·e·s Jussieu prend acte de la décision du conseil de la licence de mathématiques d’offrir aux étudiant·e·s de L2 et L3 jugé·e·s « les plus méritant·e·s » des prix, à savoir des livres. Nous nous interrogeons toutefois sur les tenants et les aboutissants de cette décision.

Quel sens peut-on voir dans cette remise de prix ? Que souhaite-t-on récompenser, et, au fond, encourager ? Au-delà du fait qu’un jugement du mérite est toujours hautement arbitraire, nous craignons qu’il ne se fonde à nouveau sur les notes (résultats bruts ou progression), ce qui n’aurait pas vraiment de sens. Un·e étudiant·e salarié·e aux notes médiocres est-iel moins méritant·e qu’un·e étudiant·e major de sa promo ?
De même, qu’est-ce qu’inciter à être « le plus méritant », sinon inciter à plus de concurrence entre les étudiant·e·s ? L’université n’étant ni une prépa, ni une grande école, il nous semblerait bien malheureux de tendre vers ce funeste modèle.

Dans le même ordre d’idée, nous pensons qu’il aurait été préférable que cet investissement profite à tou·te·s en mettant ces livres à disposition dans les bibliothèques, plutôt qu’à une poignée d’individus jugés dignes. Ceci d’autant plus que, si l’on considère que ces livres reviendront à celles et ceux ayant les meilleurs résultats, on peut se demander s’ils ne seraient pas plus utiles à d’autres étudiant·e·s ayant besoin de davantage de matériel pédagogique.

Enfin, nous nous interrogeons sur les autres usages qui auraient pu être faits de cet argent afin de profiter au plus grand nombre. La taxe d’apprentissage a certes un champ d’application restreint, mais si l’on se rapporte a la définition qu’en donne http://education.gouv.fr, elle « a pour objet de participer, dans le cadre de la formation initiale, au financement des dépenses nécessaires au développement des premières formations technologiques et professionnelles ». Il va sans dire qu’un prix au mérite n’est pas nécessaire et ne participe que très peu au développement de la formation.

Sorbonne Université est l’une des universités les mieux financées de France. Nous avons bon espoir que, comme nous, votre but soit d’utiliser ce financement au mieux pour que chacun·e réussisse en son sein. Nous attirons donc votre attention sur cette dépense qui, à notre sens, aurait pu viser un objectif plus large.
A cet effet, vous trouverez ci-jointe une liste des étudiant·e·s que nous considérons « méritant·e·s ».

 

Nous vous prions, Monsieur, de recevoir nos sincères salutations.
Solidaires Étudiant·e·s Jussieu

 

Vous pouvez consulter le compte-rendu du conseil de la licence de mathématiques ayant voté cette mesure ici; la liste d’étudiant·e·s jointe était en fait la liste électorale de l’UFR de mathématiques, disponible publiquement sur le site de la licence, et contenait donc l’ensemble des étudiant·e·s de l’UFR.

Journée carte blanche aux associations #2

Journée carte blanche aux associations #2

Le jeudi 12 avril, nous avons participé à la journée carte blanche aux associations #2, à l’Espace Vie Étudiante (patio 24-25) du campus Pierre et Marie Curie (Jussieu).

Nous avons fait rétrospective composée d’affiches et photographies de mai 1968 et des luttes et mobilisations sociales d’aujourd’hui. A ce titre nous avons aussi tenu une table pour informer sur notre syndicat et nos actions sur le campus.

Merci à toutes les personnes qui ont participé à la journée carte blanche aux associations #2! A très bientôt sur le campus, ou dans la rue! 😉

Voici quelques photographies des panneaux disposées sur la journée à l’entrée de l’Espace Vie Étudiante.

 

Enjeux des luttes d’hier et d’aujourd’hui

L’enjeu des luttes sociales ou «mouvements sociaux» est l’acquisition de «droits sociaux», de libertés «émancipatrices» comme «travailler moins», «avoir une couverture sociale», bref ne pas être astreint à juste «consommer», «travailler», «dormir». Elles passent souvent par des enjeux de réappropriation de notre vie, notre travail, nos espaces. Bref sortir de logiques définissables «aliénantes» au sens ou elles nous privent de notre «capacité à nous déterminer», le mot est fort mais il a son sens.

L’enjeu principal de ces mobilisations est l’acquisition de droits par celles et ceux qui en «manquent» face à celles et ceux qui ont «tout». Ces mots vu souvent comme «folkloriques», ne le sont pas tant que ça face au discours utilisé constamment face à chaque mouvement; nous vous invitons d’ailleurs à lire l’article d’ACRIMED à ce sujet qui recense les termes utilisés par les médias et les élus, et autres «dominants» qui sont souvent discréditant.

Ces mouvements d’hier et d’aujourd’hui font écho aux évènements actuels dans nos universités, nos gares, nos hôpitaux, nos centres d’imposition (oui oui!), nos tribunaux, la fonction publique en général et à la «zone à défendre» de Notre Dames des Landes. La somme des mouvements d’aujourd’hui s’inscrit dans celles des mouvements passés proclamant un «ASSEZ» dans un premier temps puis visant à demander ensuite de nouveaux droits face à celles et ceux qui ont tout et qui veulent nous priver du peu que nous partageons (les services publiques).

Diverses sources sur Mai 1968 et autres mouvements

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection débat de «Merci Patron!» par UPMCiné avec l’équipe de Fakir

Projection + Débat + Buffet

Le 11 avril à 18:00 en Amphi 55B au Campus Jussieu de Sorbonne Université aura lieu la projection de «Merci Patron !», un film documentaire satirique français sorti en 2016 et réalisé par François Ruffin, fondateur et rédacteur du journal Fakir. Elle est ouverte aux étudiant·e·s et personnels de Sorbonne Université.

Il s’agit du second évènement du mois d’avril pour l’association UPMCiné. La projection sera suivie d’un débat avec l’équipe de Fakir-presse, le syndicat Solidaires Étudiant-e-s (nous) et surtout le public (vous) ! Enfin, un buffet sera servi.

Page Facebook de l’évènement: https://www.facebook.com/events/1657991390947863/

 

Les co-organisateurs:

UPMCiné

L’association UPMCiné est un ciné-club présent sur le Campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université (Jussieu). Ils projettent des films une a deux fois par mois, souvent suivis d’une discussion. L’adhésion à l’association est maintenant gratuite !

Fakir

(Extrait de Wikipédia)

Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé de gauche radicale. Il est créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Selon deux formules consacrées présentes au début de chacun de ses numéros, le journal se présente comme n’étant lié à « aucun parti politique, aucun syndicat, aucune institution » et comme « largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il connaît une diffusion nationale depuis le

Solidaires Étudiant-e-s Jussieu

Syndicat étudiant présent sur Jussieu depuis septembre 2015, pour plus de détails voir notre page de présentation.

 

Pour se rendre en amphi 55A depuis le métro Jussieu

 

Bande-annonce de «Merci Patron !»

 

Attentions Spoiler: Synopsis et détails

(Extrait de Allociné.fr)

Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne sœur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Agenda de la mobilisation sur Jussieu 2018#0

Note: Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée le mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est, elle a été annoncée postérieurement à l’Assemblée Générale elle n’a donc pas de mandat de l’assemblée, mais on la note à titre informatif.

Voici l’agenda des réunions, actions, luttes et autres propositions discutées et actées par l’assemblée générale du jeudi 29 avril 2018.

Par ordre chronologique:

  • Réunion du comité de mobilisation, vendredi midi 30 mars, tour 66-65 au 5ᵉ
  • Table mardi 3 avril avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8
  • (pas de décision d’AG) Manifestations cheminot·e·s, étudiant·e·s, public, privée mardi 3 avril, 13:30 gare de l’Est
  • Manif mardi 3 de 17h à 20h place d’Italie en soutien aux services publics
  • Pique-nique mercredi 4 midi
  • Assemblée générale jeudi 5 midi
  • Table vendredi 6 midi, avec collecte pour les exilé·e·s de l’université de paris 8

Pour l’organisation des « tables » en général la préparation commence en couloir 66-65 5ᵉ, vers 11:30 ou 12:00 pour 12:45.

Tout personnels ou étudiant·e·s (usager·e·s) de l’université sont les bienvenu·e·s en assemblée générale, comité de mobilisation et en générale à toute action de mobilisation.

Note: Nous relayons les informations et promouvons l’autogestion de la mobilisation, mais Solidaires étudiant·e·s n’est pas l’organisation « chapeautant » la mobilisation sur Jussieu; elle se fait avant tout au travers des personnes faisant partie ou non « d’organisations » de l’université désirant se mobiliser contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiant·e·s » et plus généralement participer à la mobilisation nationale.

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Espace Vie Étudiante recherche WiFi désespérément

Jeudi c’est WiFi! (ou presque…)

L’Espace Vie Étudiante

L’Espace Vie Étudiante est un bâtiment où se trouvent des salles temporaires pour les associations, une superbe salle polyvalente (on reviendra sur cette salle dans un autre article), un espace de travail partagé, un espace prévention, les assistantes sociales, un baby-foot ! En bref un espace essentiel et apprécié du campus par les étudiant·e·s ou de nombreux évènements et activités ont lieu !

Enquête sur le WiFi absent…

Depuis décembre 2017, on a mené notre petite enquête or il se trouve qu’il n’y a aucune borne WiFi dans l’Espace de la Vie Étudiante depuis l’ouverture de cet espace en 2015. De plus les murs du bâtiment sont en métal… Il en résulte qu’on ne capte pas le WiFi des bornes des tours voisines, ni la 4G dans le bâtiment. Au rez-de-chaussé plus on avance vers le fond du bâtiment moins on capte les bornes extérieures et au sous-sol c’est carrément une zone blanche!

Édition suite à un retour d’un lecteur: C’est un comble, car la majorité du campus site Pierre et Marie Curie est doté d’une couverture en réseau WiFi très appréciable!

Prise de contact administrative

Gêné·e·s par l’absence de WiFi dans ce bâtiment nous avons contacté les responsables administratifs de la maison de la vie étudiante qui nous ont dit que leurs signalements à ce sujet restaient lettre morte depuis le début.

Nous avons donc contacté le 20 février la Direction des Services Informatiques (DSI) en charge des chantiers et de l’infrastructure, on nous répond qu’il faut faire partie du personnel pour remplir un ticket d’incident sur la plateforme de signalement d’incident et on nous invite donc à signaler le problème aux responsables administratif de l’Espace de la Vie Étudiante. Retour à la case départ…

Insatisfaits de cette réponse, nous décidons alors de ne pas laisser cela en l’état et le 22 février nous écrivons au nom du syndicat au Directeur de la Direction de l’Aide au Pilotage et de la Transformation Numérique (DAPTN), au Vice-Président délégué à la Vie Étudiante D.Izidore et mettons en copie les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante.

En aparté lors d’un rendez-vous nous avons interrogé le Vice-président délégué à la Vie Étudiante, il nous informe qu’il se penchera dans les deux semaines sur le problème et nous recontactera…

Le silence administratif

Face à ce silence d’au moins deux semaines nous avons décidé de commencer à communiquer sur le sujet au travers de tweets (en annexe), d’une campagne de collage ainsi qu’en disposant des flyers dans l’Espace de la Vie Étudiante. Nous trouvons important de rendre public ce silence administratif sur un moyen matériel du campus, qui ne nous semble pas si problématique à fournir dans une université capable de satisfaire le jury de l’Initiative D’EXcellence (IDEX) !

Parallèlement, nous écrivons une relance le 5 mars au même destinataires que le courriel du 22 février mais ajoutons le Vice-Président Numérique J-M.Chesneaux.

Première réponse : Espoir?

Et le 7 mars, bonne nouvelle! Enfin une réponse de la part de l’administration:

Bonjour,
Je vous réponds tardivement et m’en excuse. Je prends bonne note de ces informations qui m’ont été confirmées par les services de la DSI.

Je vous confirme que nous allons mener une étude de couverture des locaux indiqués afin de chiffrer les besoins en câblage et bornes pour améliorer la qualité du réseau sans fil.

Je ne manquerai pas de revenir vers vous dès que j’aurai des éléments.

Bien cordialement,

Le Directeur de Direction de l’aide au pilotage et de la transformation numérique (DAPTN)

Nous saluons cette réponse et apprécions sa transparence, nous espérons que suivront les travaux nécessaires à la couverture WiFi de l’Espace Vie Étudiante.

Par ailleurs nous tenons à remercier la Direction des Services Informatiques et les responsables administratifs de l’Espace Vie Étudiante qui ont pris le temps de nous répondre très rapidement à nos interrogations.

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement de ce sujet c’est promis. 😉

Et demain?

En attendant la suite une affiche pour vous informer devant l’EVE.

Dans un futur plus lointain nous aimerions qu’il soit moins fastidieux pour les usagers et personnels de reporter des dysfonctionnements dans notre université. Tout étudiant·e ou personnel devrait pouvoir contribuer à l’amélioration des conditions d’études et d’accueil de l’université sans vivre un parcours du combattant tel que celui-là!

 

Par exemple l’ouverture et la formation à l’utilisation d’un système de report d’incidents tel que la « hotline de Sorbonne Université », plus général et ouvert aux étudiant·e·s pourrait être un début.

Et si vous vouliez vous aussi faire comme nous?

Si vous aussi, étudiant·e·s ou personnels du campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, souhaitez reprendre notre démarche pour signaler un souci à un service, faire avancer un dossier ou bien questionner les élus et vices-présidents comme nous l’avons fait, sachez que votre meilleur outil est l’annuaire de l’ex UPMC. La recherche par service est très pratique! 🙂

L’Espace Numérique de Travail (ENT) est une ressource précieuse, aussi si vous avez besoin d’un texte, statuts ou autre document de l’université (comme le document du budget) nous reviendrons dessus prochainement. 😉

Annexes

Les tweets en question:

Semaine du féminisme à Sorbonne université

Semaine du féminisme à Sorbonne université

Du lundi 5 au 16 mars, à l’occasion de la « Journée de lutte pour les droits des femmes » qui a lieu chaque année le 8 mars, plusieurs associations de l’université s’unissent pour faire vivre la semaine du féminisme à Sorbonne Université pour que la lutte dure plus qu’une journée!

Le programme campus par campus ci dessous!

Rassemblement et manifestation du 8 mars

À partir de 15:40 rendez-vous place de la République, puis départ 17:30 vers Opéra.
Liens demosphere de la manifestation et du rassemblement: https://paris.demosphere.eu/rv/59696

Faculté des sciences et ingénierie

Campus Pierre et Marie Curie (Jussieu)

Note: dire que c’était la seule université française avant la fusion avec un nom de femme dedans… 🙁

Pour les événements au campus Pierre et Marie Curie il faut remercier: La Baffe, Solidaires Etudiant-e-s Jussieu, CurieOsity, et le Collectif Féministe de Paris 6 (récemment créé).

La conférence: «La Place Des Femmes Dans Les Métiers Et Études Scientifiques»

Où : amphi Durand sur le campus Pierre et Marie Curie (Jussieu)
Quand : début 18h mercredi 7 mars 2018
Inscriptions: https://www.facebook.com/events/1920018464683907

L’objet de la conférence est d’échanger autour de vécus communs à travers des témoignages de parcours, engager une réflexion collective sur les inégalités dans les sciences, leurs origines et comment les remédier, et montrer des modèles féminins de réussite dans les domaines scientifiques.

Nous allons compter avec les interventions de :

  • Arnaud Pierrel : sociologue, co-auteur de l’étude «Filles + Sciences = une equation insoluble ?» sur les filles dans les prépas scientifiques
  • Michela Petrini, physicienne, enseignante à la faculté des sciences et ingénierie de Sorbonne Université (ex UPMC), qui a participé au pilotage et à la création d’un réseau de physiciennes en théorie des cordes
  • Clémence Epitalon, coordinatrice en France du programme européen GENERA (Gender Equality Network in European Research Area)
  • France Rose, doctorante en biologie
  • Anouck Barberousse, philosophe des sciences et l’Association Femmes et Sciences

 

L’exposition «40 Femmes Scientifiques Remarquables»

Où : Rez-de-chaussé de l’Atrium campus Pierre et Marie Curie
Quand : Du 6 au 16 mars 2018

Une exposition de 40 portraits de femmes scientifique à l’atrium car les femmes sont les grandes oubliées des sciences. Portait de l’association «Femmes et Sciences».
Fascicule de l’exposition disponible ici.

À la faculté de Lettres

Campus Sorbonne

Women of the world unite !

Où : Amphithéâtre Descartes – 1 rue Victor Cousin, campus Sorbonne
Quand : Mardi 6 mars de 19:00 à 21:30
Inscriptions obligatoire: https://www.eventbrite.fr/o/collectif-baffe-15738070690

n Si vous n’êtes pas membre de Sorbonne Université (ex Paris IV, Paris 6) ou de Paris 1, il vous sera demandé une pièce d’identité à l’entrée.

A l’occasion de cette semaine autour de l’égalité de genre différentes associations et organisations de Sorbonne Université, vous proposent une conférence sur les luttes et les victoires féministes à l’international.

Nous accueillerons à cette occasion :

  • Le Mouvement de la Paix qui interviendra sur la question de l’utilisation des violences faites aux femmes comme arme de guerre et les femmes premières victimes de conflits dans le monde.
  • Jules Falquet qui viendra nous parler des luttes contre les violences féminicides et les violences faites aux femmes en Amérique latine à partir de la présentation de son dernier ouvrage Pax Néoliberalia.
  • Fatiha Aggoune qui interviendra sur les luttes féministes en France ainsi que les batailles qu’il reste à mener, tout en évoquant les derniers événements qui ont participé à visibiliser les violences subies par les femmes au quotidien.
  • L’Union des Étudiants Kurdes de France qui interviendra sur la situation et les luttes des femmes au Kurdistan.

Étudiant·e·s de Sorbonne Université et d’ailleurs, enseignant·e·s, personnel administratif… vous êtes tou·te·s invité·e·s à nous rejoindre !

Événement co-organisé par AGEPS Paris IV, La BAFFE, Collectif Doctoral de Paris-Sorbonne, Solidaires étudiant·e·s Sorbonnes Université Lettres, Sud Éducation de Sorbonne Université, UEC Paris 4.

Epinglé-e-s 2018

Où : Amphi Chasles en Sorbonne.
Quand : de 9:30 à 17:00 le 10 mars 2018
Inscriptions : https://framaforms.org/inscription-epingle-e-s-2018-1516816251

Journée jeunes chercheur.e.s sur le thème du sexisme dans la recherche, dans le cadre de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Organisé par le Collectif doctoral de Paris Sorbonne en collaboration avec la BAFFE.

Pour plus d’information c’est sur le site du collectif doctoral.

Campus Clignancourt

Fais pas genre ! – tables rondes

Où : Centre Clignancourt – Salle à confirmé
Quand : le 7 mars 2018 de 14:00 à 18:00
Inscription obligatoire: https://goo.gl/forms/TxX7ifRVVDrdgb4N2

Le nombre de places limité! L’événement est réservé aux étudiant·e·s et personnel de Sorbonne Université.

L’évènement consistera en un après-midi de réflexion décliné en trois tables rondes :

  • Santé sexuelle et sexualité féministe, modérée par deux membres de l’association Gynandco
  • Regards quotidiens sur les discriminations liées au genre, modérée par une militante du syndicat Solidaires Étudiant·e·s et par un militant trans de l’université Rennes 2
  • Réécritures féministes, modération à confirmer

Événement co-organisé par AGEPS Paris IV, La BAFFE,  Solidaires étudiant·e·s Sorbonnes Université Lettres, UEC Paris 4.

Exposition «Femmes ambassadrices de paix»

Du 5 au 9 mars dans le hall du campus Clignancourt, puis 12 au 16 au campus Malesherbes.
Portraits prêté par le «Mouvement pour la Paix».

Pour témoigner de violences sexistes et/ou sexuelles à Sorbonne Université, c’est ici (et anonyme) : https://goo.gl/forms/ucTKsssskHZ2py0s2